Pour Marine Le Pen, le FN doit changer de nom pour être vu comme un “parti de gouvernement”

Marine Le Pen photographiée lors d'une conférence de presse au lancement du "Forum Ecole et Nation". / © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Marine Le Pen photographiée lors d'une conférence de presse au lancement du "Forum Ecole et Nation". / © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Pendant une conférence de presse à Alençon, en Normandie, la présidente du Front national a appuyé sa volonté de changer le nom du parti, qualifiant de "fake news" l'information de RTL selon laquelle la plupart des militants y seraient opposés.

Par Q.V avec AFP

La présidente du Front national Marine Le Pen a estimé ce dimanche 7 janvier que son parti devait changer de nom pour être perçu comme un "parti de gouvernement", susceptible de nouer des alliances.

"Fake news"


La députée du Pas-de-Calais assure que les militants sont "plutôt majoritairement pour un changement de nom" à ce stade du dépouillement des questionnaires envoyés dans le cadre de la "refondation" du parti.

Un certain nombre de noms seront suggérés


En conférence de presse à Alençon, huitième étape de sa tournée de "refondation", elle a par ailleurs qualifié de "fake news" le chiffre de 80% des militants opposés avancé par RTL.

Si la tendance finale est au changement de nom, "un certain nombre de noms seront suggérés" au congrès du parti prévu le 11 mars, au cours duquel les militants voteront "sur ces noms". "Aujourd'hui, si nous changeons le Front national alors il faut aussi changer l'appellation", défend-elle encore.

"Si un nom contient une charge qui puisse susciter des craintes, ou une charge émotionnelle qui soit trop forte, et il semblerait que ce soit quand même le cas du Front national, alors il ne faut pas hésiter à se donner les moyens de la victoire", a plaidé l'ancienne candidate à la présidentielle.

De la contestation au gouvernement


"Si nous voulons que ce mouvement soit entendu, envisagé comme parti de gouvernement, susceptible de nouer des alliances, alors il faut que ceux qui éventuellement seraient tentés par cette alliance se disent : 'Il y a un nouveau mouvement qui tient compte de cette capacité, de cette possibilité de nouer des alliances'" a-t-elle encore ajouté.

Nous ne pouvons pas réfléchir en terme de nostalgie


"Il faut maintenant qu'il termine sa mue" et passe de "parti d'opposition, de contestation" à un parti de "gouvernement".

"Nous ne pouvons pas réfléchir en terme de nostalgie", selon la députée du Pas-de-Calais. "Un parti politique est un outil qui doit servir à arriver au pouvoir. Ce n'est pas une fin en soi".

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