Les marins-pêcheurs des Hauts-de-France inquiets après le maintien des six parcs éoliens offshore

© France 3 Picardie
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Le gouvernement a confirmé mercredi les six premiers projets de parcs éoliens qu'il menaçait d'annuler, mais en réduisant considérablement l'aide financière de l'Etat de 40%. Mauvaise nouvelle pour les marins-pêcheurs, ils ont déposé un recours auprès de l'Union européenne.   

Par Halima Najibi avec AFP

Les six premiers parcs d'éolien offshore sont maintenus mais avec moins d'aide publique. Parmi les six parcs concernés, trois sont développés par EDF, au large de Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Courseulles-sur-Mer (Calvados), deux par Engie au large du Tréport (Seine-Maritime) et des
îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée), et un par l'espagnol Iberdrola, près de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Ils représentent chacun une puissance d'environ 500 mégawatts (MW).

Dans un communiqué, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a réitéré son intention de "poursuivre" le développement de l'éolien en mer dans le cadre de la feuille de route énergétique de la France actuellement en cours d'élaboration.

"Soulagement pour la filière", a réagi sur Twitter la directrice générale des énergies renouvelables en France d'Engie, Gwenaëlle Huet, tandis que Bruno Bensasson, nouveau directeur exécutif d'EDF en charge des énergies renouvelables s'est dit "heureux" de cette décision.

Pour les marins-pêcheurs, cette décision menace leur profession. Nous sommes allés au Tréport là où les patrons pêcheurs amarent leur bateau depuis qu'ils n'ont de port de pêche sur la côte picarde. Ils ne veulent toujours pas de ces éoliennes. Pour eux l'éolien ofshore est une menace pour la biodiversité dans une mer qui est très poissonneuse. 

Inquiétude des Marins-pêcheurs picards sur l'implantation d'un site d'éolien offshore au large du Tréport

 

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