6 ans après Fukushima, des militants écologistes se rassemblent à Lille contre le nucléaire

Les militants anti-nucléaires se sont rassemblés sur la Grand'Place de Lille. / © Martin Besnier
Les militants anti-nucléaires se sont rassemblés sur la Grand'Place de Lille. / © Martin Besnier

Il y a 6 ans survenait la catastrophe nucléaire de Fukushima. Ce samedi, une centaines de militants anti-nucléaire se sont réunis à Lille pour réclamer la fermeture des centrales et favoriser la transition écologique, notamment dans la région. 

Par Jeanne Blanquart

"6 ans après, la sortie du nucléaire est toujours d'actualité", entame Martin Besnier, militant écologiste et suppléant de Lise Daleux (EELV). Comme lui, une centaine de personnes se sont rassemblées sur la Grand'Place de Lille ce samedi après-midi pour demander la sortie du nucléaire, 6 ans après la catastrophe de Fukushima.
 


Le 11 mars 2011, suite à un séisme et au tsunami engendré, le système de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima est mis hors-service, plusieurs réacteurs entrent en fusion et des déchets radioactifs sont rejetés. "Aujourd'hui, on en est quasiment au même point. Il y a eu quelques avancées au niveau de la sécurisation mais les risques existent toujours", poursuit Martin Besnier. 


Renforcer les énergies renouvelables

Pour les militants, nordistes, sortir du nucléaire devient urgent, aussi bien pour limiter les risques environnementaux que pour sortir d'une impasse économique. "Les coûts réels de l'électricité nucléaire (déchets, démantèlement, prix de l'EPR) sont aujourd'hui sous évalués : quand on les additionne, l'argument du "nucléaire pas cher" s'écroule", indique Europe Ecologie Les Verts sur Twitter. 

"EDF a aujourd'hui une dette de 74 milliards d'euros, ça montre bien que le nucléaire n'est pas un système d'avenir", soutient Martin Besnier. Il aimerait voir d'avantage d'énergies renouvelables produites en France. "Quand on compare notre niveau de développement des énergies renouvelables avec d'autres pays, comme l'Allemagne, on est très en retard."
 

Une autre stratégie pour les Hauts-de-France

Dans la région, la centrale nucléaire de Gravelines est toujours en marche. Certains de ses réacteurs ont 35 ans d'ancienneté. Plusieurs sites servent également au stockage et entreposage de déchets nucléaires. "Et vu la présentation stratégique de la région Hauts-de-France, c'est assez déprimant", souffle le militant écologiste. 

Ce vendredi, une présentation de la politique climat, air et énergie était en effet organisée entre la région Hauts-de-France les partenaires des secteurs concernés. La méthanisation a été évoquée, de même qu'une demande d'étude pour éventuellement exploiter le gaz de souche dans la région. 
 

 

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