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Critiqué par Télérama, l'écrivain nordiste Franck Thilliez défend la culture littéraire populaire

L'écrivain nordiste Franck Thilliez a défendu la culture "dite populaire". / © MAXPPP
L'écrivain nordiste Franck Thilliez a défendu la culture "dite populaire". / © MAXPPP

Télérama a publié un article / tribune à propos de Sharko, le dernier livre de Franck Thilliez, que de nombreux internautes ont trouvé méprisant. Face au tollé, le Nordiste répond à la critique et défend la culture "dite populaire". 

Par Jeanne Blanquart

"80 % des Français n’envisagent pas de partir en vacances sans un livre. Dommage que ce soit pour emporter des romans comme “Sharko” de Franck Thilliez...", commente Télérama en sur-titre d'un article intitulé "Un inconnu, un lieu, un livre : mes vacances avec "Sharko"". 

Chaque semaine, le magazine publie en effet un article aux allures de tribune, sur un ouvrage littéraire. Et celui sur la dernière oeuvre de l'écrivain nordiste Franck Thilliez n'est pas passée inaperçue. "Toujours ce côté hautain, Télérama. Élitiste", commente un internaute. "C'est a cause de ce genre de propos méprisants que les lecteurs n'osent pas pousser la porte des librairies de peur d'être traité comme des "sous-lecteurs"", ajoute un autre. 


Il faut dire que la journaliste à l'origine de l'article n'y va pas de main morte. "Pour un Pagano, on aura 10 kilos de Musso (prem’s dans le sondage d’intention de lectures). Pour un Mandelstam,  50 hectogrammes de Chattam (deuz). Pour un Apollinaire, une panière de Dicker (troiz). Et pour un Oé, une tripotée de Thillez (quatrième)", écrit la journaliste, mettant en opposition des auteurs a priori intéressants face aux auteurs populaires... qui le sont moins ? 

Puis, prenant l'exemple d'une jeune lectrice de Franck Thilliez, l'auteure de l'article imagine des réflexions autour du titre du roman. Réflexions que la lectrice n'a pas, ou ne peut pas avoir. "Il en résulte des difficultés de concentration, que visiblement la jeune lectrice du métro n’a pas, captivée comme elle est", conclut l'article. 


Franck Thilliez répond


La plupart des internautes ont critiqué l'article, ainsi que Franck Thilliez lui-même. "Je remercie du fond du coeur cette journaliste qui démontre que le combat pour la défense de la littérature dite populaire est bel et bien toujours d'actualité", a-t-il commenté sur Twitter, immédiatement soutenur par les éditions Fleuve, qui le publient. "Nous sommes fiers de publier de la littérature populaire et de compter le talentueux @fthilliez parmi nos auteurs !", ont ajouté les éditeurs. 



Un autre écrivain, Maxime Chattam, a également pris la défense de Franck Thilliez. Telerama. "Rien que le sous-titre est l’incarnation de leur prétention. Heureusement qu’il y a des livres comme Sharko pour populariser la lecture, pour rassembler, pour divertir, pour apprendre, pour s’évader", indique l'écrivain. "Sharko est lu, beaucoup. Telerama, de moins en moins. Bravo @fthilliez."





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