Après avoir passé huit mois livré à lui-même dans la rue, Diadjé Gackou est bien heureux d'avoir un toit. Arrivé à l'âge de 16 ans il y a un an et demi, ce mineur malien est hébergé depuis avril à Lambersart (Nord) avec trois autres mineurs étrangers.

"Une maison comme ça, ça me plait !" se réjouit-il. "La première fois je suis venu ici, j'ai demandé : "Ah c'est ici qu'on habite ?!. C'est incroyable !"

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"60.000 euros par enfant et par an"


Les migrants de moins de 18 ans, sans adulte titulaire de l'autorité parentale, dépendent du droit des enfants, au même titre que les enfants français en danger.

Les départements seront jamais en capacité de répondre à la totalité de la demande


On compte 350 mineurs pris en charge par le département du Nord, mais ce dispositif reste insuffisant, face au millier de mineurs étrangers arrivés cette année dans le département. 

"Le flux est tel que je pense que les départements seront jamais en capacité de répondre à la totalité de la demande" note Eric Saouli, directeur du dispositif.

Pour le président du département, Jean-René Lecerf (LR), ce dispositif a surtout un coût. "Cela pose des problèmes financiers considérables. Je signale que les prix de l'aide sociale à l'enfance c'est 166 euros par jour, ce qui correspond quand même à 60.000 euros par enfant et par an."

Une aide de l'État


Lors d'un discours au Congrès de l'Assemblée des départements de France, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé une rallonge budgétaire de 132 millions d'euros dans le projet de loi de finances de 2018, "pour prendre en charge à titre exceptionnel, une partie des surcoûts de l’aide sociale à l’enfance liée à la hausse des mineurs non accompagnés."