Le député du Nord Alain Bruneel arrive en blouse blanche à l'Assemblée nationale

Le député communiste du Nord Alain Bruneel dans la salle des Quatre colonnes de l'Assemblée nationale, ce mardi 22 octobre. / © Alexis Sciard / IP3
Le député communiste du Nord Alain Bruneel dans la salle des Quatre colonnes de l'Assemblée nationale, ce mardi 22 octobre. / © Alexis Sciard / IP3

Avec le port de ce vêtement avant l'examen du projet de budget 2020 de la Sécurité sociale, l'élu a dit ce mardi souhaiter "faire entrer la voix des personnels hospitaliers" à l'Assemblée nationale.

Par ML (avec AFP)

C’est vêtu d’une symbolique blouse blanche, slogan sur le flanc et carte vitale floquée au torse qu’Alain Bruneel a choisi de se présenter ce mardi après-midi à l’Assemblée nationale, avant une session de questions au gouvernement. Le député communiste du Nord entend ainsi exprimer sa « solidarité » envers les personnels hospitaliers, alors que doit être examiné le projet de budget 2020 de la Sécurité sociale.
 

Sur le vêtement surmonté de son écharpe tricolore, l’élu arborait des messages comme « la sécu est vitale » ou « santé état d’urgence ». « Dans quelques heures, on va discuter du projet de loi de finances de la Sécurité sociale qui ne répond pas du tout aux attentes des professionnels de santé. […]  Aujourd'hui, j'ai mis ma blouse blanche pour faire entrer la voix des personnels hospitaliers" à l'Assemblée, a-t -il explicité.
 

Cette prise de position survient alors que des services d’urgences sont en grève dans toute la France depuis plusieurs mois. « Dans tous les services, pas seulement aux urgences, tout le monde dit : « On n'en peut plus (...), il faut augmenter le budget de la Sécurité sociale » », a ajouté le député, qui a retiré sa blouse avant d’entrer dans l’hémicycle.
 

Ce n’est pas la première fois qu’Alain Bruneel dénonce la situation dans laquelle se trouvent les services hospitaliers. En juillet, il avait passé une nuit aux urgences de Douai « en simulant des maux de ventre ». Après une attente de six heures sur un brancard, il dénonçait une situation « dramatique ». Moins d’un an plus tôt, le député avait produit un clip de slam tourné dans le même établissement. Son titre : « Etat d’urgence pour les hôpitaux ».
 

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