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L'Apollo en maintenance à Dunkerque : comment l’éolien offshore pourrait profiter au port

D'ici à sa préparation pour sa prochaine mission, le navire Apollo stationnera sur le port de Dunkerque jusqu’à la fin du mois de mars 2019. / © France 3 Hauts-de-France
D'ici à sa préparation pour sa prochaine mission, le navire Apollo stationnera sur le port de Dunkerque jusqu’à la fin du mois de mars 2019. / © France 3 Hauts-de-France

C’est un bateau plutôt rare par chez nous. En entretien à Dunkerque, ce "jack-up" sert notamment pour la construction de parcs éoliens en mer. Le choix de ce chantier naval sur le port du Nord pour des travaux n’est pas anodin. A l'horizon : le projet au large de la cité de Jean Bart.

Par LB

87 mètres de long sur 42 de large : l'Apollo – actuellement en "cale sèche" sur le port de Dunkerque – est loin de passer inaperçu. Ce navire peut être déployé pour les services à l’industrie pétrolière et gazière, en se concentrant en particulier sur le démantèlement des plateformes mais est aussi conçu pour l'installation d'éoliennes en milieu marin.

Il pourrait ainsi apparaître prochainement au large de Dunkerque, où est prévu l’installation d’un parc éolien offshore d’une puissance comprise entre 400 MW et 600 MW, soient entre 50 et 80 mâts. C’est en tout cas le souhait de Moulins de Flandre, consortium industriel européen qui espère bien décrocher le marché.
 
Le projet de Moulins de Flandre

Installé sur ces quatre pieds, l'Apollo donne le sentiment de flotter dans l’air. Comme l’explique Guillaume Fallourd, conducteur de travaux aux Moulins de Flandre, "la principale particularité de l’Apollo ce sont ses jambes, plus de 106m, qui lui permet d’opérer dans des profondeurs d’eau très importantes". Quatre jambes qui vont permettre à ce navire de haute technologie de s'arrimer sur pratiquement n'importe quel fond marin de la Mer du Nord, en allant jusqu'à 65 m. Il dispose aussi d’une grue de 800 tonnes.


Démontrer un "ancrage territorial à court, moyen et long terme"


Entre le groupe belge Deme, ses bateaux de gros travaux en mer, et le chantier naval dunkerquois Damen, c'est déjà une longue histoire. Shell, de son côté a déjà collaboré dans un passé récent avec des entreprises dunkerquoises comme Entrepose ou Dillinger. Le consortium qu'ils forment avec Quadran Energies Marines cherche ainsi à démontrer son "ancrage territorial à court, moyen et long terme ainsi que sa maitrise de l’intégralité de la chaîne de valeur du projet de parc éolien en mer".

Coconstruire, avec l’ensemble des acteurs du Dunkerquois, un projet industriel compétitif et ambitieux, au service d’une nouvelle filière énergétique, c’est l’argument n°1 de Stéphane Cicolella, directeur de la transition énergétique pour Shell-France :  "Localement, un port comme Dunkerque a beaucoup de choses à récupérer en terme économique dans cette industrie qui se développe, d’abord en Europe du Nord et maintenant de plus en plus en France. Et on espère, nous, pouvoir participer à ça".
 
Visite de l'Apollo, navire conçu pour l'installation d'éoliennes en mer
Un reportage de Didier Pithon et Flavien Bellouti - France 3 Hauts-de-France

Reste que cinq autres candidats ont présenté leur propre dossier devant la direction de la transition énergétique. L'appel d'offres de Dunkerque est le troisième lancé par l'Etat français pour développer les éoliennes marines "posées" (par opposition aux turbines flottantes) en France. Réponse avant la fin de cette année...
 

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