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ArcelorMittal Dunkerque : la production baissera de 150 000 à 200 000 tonnes au deuxième semestre

Arcelor Dunkerque / © DENIS CHARLET / AFP
Arcelor Dunkerque / © DENIS CHARLET / AFP

La baisse temporaire de la production d'acier brut d'ArcelorMittal en Europe va se traduire en France par une diminution de "150 000 à 200 000 tonnes" à Dunkerque, a indiqué Eric Niedziela, directeur général d'ArcelorMittal Atlantique et Lorraine.

Par AFP

Le groupe ArcelorMittal avait annoncé début mai une première baisse temporaire de sa production d'acier brut en Europe, de 3 millions de tonnes en base annuelle, complétée fin mai par d'autres réductions de production pour 1,5 million de tonnes.

L'impact de ces mesures pour l'usine de Dunkerque devrait être "une réduction de 150 000 à 200 000 tonnes sur le deuxième semestre", a estimé M. Niedziela.  

La production française d'ArcelorMittal est de l'ordre de 10 à 11 millions de tonnes par an, dont environ 70% sont exportés. Les principaux marchés sont l'automobile et l'industrie (45% chacun) ainsi que l'emballage (10%). "Il faut conjuguer la demande du marché et le maintien de l'offre", a souligné Eric Niedziela. "Concernant les décisions sur la partie amont, nous avons été peu impactés" en France, a-t-il ajouté.


Marchés ralentis


Les mesures de réduction de production se traduisent aussi sur la transformation de l'acier en produits finis, qui suit le marché. Mais "la phase aval est adaptable" avec des mesures propres à l'entreprise et l'ajustement de l'intérim, a-t-il expliqué.

L'usine de Montataire (Oise), qui sert le secteur automobile et l'industrie, va ainsi passer de 5 à 4 équipes : "le marché automobile n'est pas là et la demande sur le marché de l'industrie n'est pas au bon niveau", a observé M. Niedziela.    

Le marché de l'acier en Europe a été pénalisé par une demande ralentie et une forte hausse des importations, venant notamment de Turquie et de Russie, selon ArcelorMittal.

Dans ce contexte, le groupe sidérurgique conteste la hausse envisagée des quotas européens d'importation en juillet. Il demande en outre que les produits importés aient la même taxe carbone que l'acier produit en Europe.

Selon M. Niedziela, la sidérurgie européenne subirait "une double peine avec l'augmentation des quotas et la non prise en compte du CO2 aux frontières". Il met en garde également contre une forte augmentation de la taxe carbone alors que le groupe a lancé plusieurs projets de réduction du CO2 produit lors de la fabrication de l'acier.

"Nous imposer d'aller plus vite et ne pas nous laisser le temps de nous transformer, c'est prendre le risque de détruire la sidérurgie européenne", a affirmé M. Niedziela.
  

 

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