Dunkerque : un documentaire sur l’opération Dynamo en complément du blockbuster de Christopher Nolan

Sur la plage de Dunkerque, l'équipe du documentaire en plein tournage de "Dunkerque, waiting for the next bus" / © Vincent Villemaire Photographe
Sur la plage de Dunkerque, l'équipe du documentaire en plein tournage de "Dunkerque, waiting for the next bus" / © Vincent Villemaire Photographe

Le documentaire "Dunkerque, waiting for the next bus" dépeint l’opération Dynamo à travers le témoignage de plusieurs générations. Il fait écho au film multi-oscarisé de Christopher Nolan.   
 

Par Martin Vanlaton

Dunkerque va de nouveau briller sous une caméra de cinéma. 52 minutes d’images de la ville sous tous les angles, entrecoupées d’entretiens avec des témoignages de Dunkerquois de tous les âges qui racontent à leur manière l’opération Dynamo de juin 1940. "Dunkerque, waiting for the next bus" contient des histoires de famille, des anecdotes, des souvenirs... Un documentaire qui complète le blockbuster de Christopher Nolan "Dunkirk", sorti en juillet 2017.
 

Genèse du projet


Christopher Nolan vient tourner un film sur les plages de Dunkerque. Yannick Delva, réalisateur originaire de Dunkerque, et son ami Quentin Boyer-Villet réalisent de leur côté des vidéos et des petits documentaires. L’idée émerge alors. "Il faut écrire un documentaire autour de l’opération Dynamo que personne ne connait. On se rend compte que les gens ont du mal à raconter ce que c’est" explique Quentin Boyer-Villet, l’un des deux réalisateurs du film.

Les deux copains débutent alors un véritable travail d’historien. "On est allé chercher les dunkerquois qui ont vécu les événements, mais aussi les officiels de la ville, des enfants etc." Les rencontres au fil de l’eau leur permettent de saisir des témoignages bouleversants.
 
 

Un documentaire intergénérationnel


Plusieurs générations sont dépeintes tout au long du documentaire. De très jeunes comme ces élèves de CM1/CM2 "d’une puissante naïveté, bouleversants", mais aussi des figurants du film de Christopher Nolan ou encore le maire de Dunkerque.

Deux témoignages résonnent particulièrement. Marie-Ange est une rescapée. Retrouvée à l’âge de 3 mois le long de la route en juin 1940, elle explique n’avoir jamais connu ses parents ni même son nom et recherche toujours, 70 ans après, ses origines. André Pauwels avait 20 ans en juin 1940 et était présent sur la plage de Dunkerque. "Quand on a eu cet entretien, il avait 97 ans. Il est décédé 3 mois après" raconte non sans émotion Quentin Boyer-Villet.
 
 

"Un travail de mémoire plus qu’un travail d’archives"


Grâce au soutien de la ville de Dunkerque et à un timing parfait, la petite équipe de cinq personnes tourne pendant 10 jours en juillet 2017 sur les plages, en mer, dans la ville, "pile au moment de l’avant-première de Nolan à Dunkerque."

Mais alors, pourquoi ce titre ? "On trouve la réponse dans le film" ironise Quentin Boyer-Villet. Il poursuit : "C’est parce que les soldats, lorsqu’ils voulaient monter sur les bateaux pleins, devaient attendre le prochain de peur de couler. Sur le bateau, on leur disait sans cesse wait for the next bus."
 

"Montrer le documentaire à Christopher Nolan"


Les deux réalisateurs ne cachent pas leur ambition. Dans un premier temps programmé un peu partout dans la région, le film devrait être diffusé par la suite dans plusieurs villes de France. Le but ultime ? "Le montrer à Nolan, à son équipe" confie avec enthousiasme Quentin Boyer-Villet.

La première projection est prévue à Dunkerque, mercredi 6 février prochain à 21h au studio 43.
 

 

Sur le même sujet

toute l'actu cinéma

Les + Lus