Halluin : un homme battu à mort chez lui pour une soirée trop bruyante

C'est dans un immeuble d'Halluin que l'agression a eu lieu au mois de juin. / © Google Street View
C'est dans un immeuble d'Halluin que l'agression a eu lieu au mois de juin. / © Google Street View

Tout serait parti d’une soirée trop bruyante. En juin, un homme avait été très grièvement blessé chez lui, à Halluin, par trois individus. Il a succombé à ses blessures début septembre.

Par Matti Faye

Un homme de 48 ans est mort le 5 septembre à l’hôpital des suites de ses blessures. Début juin, Abdellah Ghalib avait été très grièvement blessé dans son appartement d’Halluin, au beau milieu de la nuit. Tout serait parti d’une soirée trop bruyante. Trois personnes sont en détention provisoire dans cette affaire qui n'avait pas été révélée jusqu'ici.

Dans la nuit du 17 juin, Adbellah Ghalib, 48 ans, se trouve en compagnie de deux amis à son domicile au premier étage d’un petit immeuble de la rue Gustave Desmettre à Halluin. La soirée est bruyante et sûrement bien arrosée.

À 3 heures du matin, les voisins d’en face appellent la police. Ils expliquent avoir vu trois personnes défoncer la porte d’entrée de l’immeuble. Et le bruit qui leur parvient laisse supposer une violente altercation au premier étage.

Les forces de l’ordre se rendent sur place, accompagnées des pompiers. Ils découvrent Abdellah Ghalib sur le sol de l’appartement du premier étage, conscient mais grièvement blessé. Son ami, Alain, est lui plus légèrement blessé au visage. Le troisième, José, s’en sort indemne.

Conflit de voisinage

Transporté au centre hospitalier Dron de Tourcoing, Abdellah Ghalib est placé dans un coma artificiel avec un pronostic vital engagé. Il présente plusieurs fractures des côtes, de multiples contusions sur le visage, le thorax, les bras et les jambes.

L’homme, qui est père de deux enfants de 20 et 13 ans, reste dans un état critique avant de décéder le 5 septembre. Il a été enterré au Maroc le 14 septembre.

Quelques jours après les faits, les policiers n’avaient toujours pas identifié les trois personnes. Mais la venue au commissariat du frère de l’ex-compagne d’Abdellah Ghalib va faire changer les choses.

Il précise aux policiers qu’Alain et José, les amis d’Abdellah, lui ont confié que l’un des auteurs de l’agression pourrait être le beau-fils de la voisine d’en-dessous. Il avait déjà menacé verbalement Abdellah pour ses soirées trop bruyantes.

Trois hommes en détention provisoire

Le lendemain, le beau-fils de la voisine, âgé de 31 ans, se présente justement aux policiers de manière spontanée. Il raconte s’être effectivement rendu le soir des faits chez M. Ghalib accompagné de deux amis de 34 et 35 ans.

Ils avaient tous les trois consommé de l’alcool dans la soirée. Il dit lui avoir demandé de faire moins de bruit, mais il nie l’avoir frappé.

Les trois amis placés en garde à vue livrent des versions différentes. Chacun expliquant n’y être pour rien dans les coups portés à Abdellah Ghalib et à son ami, et renvoyant la faute sur l’autre.

Les trois auteurs présumés des faits sont mis en examen pour violences volontaires fin juin. Ils ont été placés en détention provisoire.

Le décès de M. Ghalib début septembre pourrait faire évoluer la qualification des faits en violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Ils encourent dans ce cas jusqu’à quinze ans de réclusion criminelle.

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