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“Il n'y a pas de pénurie de beurre”, martèlent les agriculteurs

Les agriculteurs affirment que la pénurie de beurre n'existe pas. Ils dénoncent une communication mensongère des distributeurs. / © Jean-Christophe Raczy / France 3 Nord Pas-de-Calais
Les agriculteurs affirment que la pénurie de beurre n'existe pas. Ils dénoncent une communication mensongère des distributeurs. / © Jean-Christophe Raczy / France 3 Nord Pas-de-Calais

Les agriculteurs dénoncent la communication des grandes enseignes de distribution sur la manque de beurre. Selon eux, la pénurie est fabriquée par les grandes surfaces pour faire augmenter artificiellement les prix. Ils manifestaient ce samedi, notamment à Hazebrouck.

Par M. F. avec Ambrine Bdida

Du beurre plein les rayons. La pénurie, les producteurs laitiers n'y croient pas et accusent les grandes surfaces de vouloir augmenter artificiellement les prix.

À l'entrée mais aussi dans les rayons d'un supermarché d'Hazebrouck, les éleveurs distribuaient des tracts pour pour montrer leur colère contre ces magasins.

"Du beurre y en a. Il suffit de mettre le prix pour l'acheter et on l'a", explique Simon Ammeux, producteur laitier.

"Il n'y a pas de pénurie de beurre", martèlent les agriculteurs
Les agriculteurs dénoncent la communication des grandes enseignes de distribution sur la manque de beurre. Selon eux, la pénurie est fabriquée par les grandes surfaces pour faire augmenter artificiellement les prix. Ils manifestaient ce samedi, notamment à Hazebrouck. - France 3 Nord Pas-de-Calais - Ambrine Bdida, Antoine Morvan, Valérie Biville

"Le prix du beurre a augmenté de 88%. Pour faire du beurre, la seule matière première qu'il faut c'est du lait. Le lait n'a augmenté lui que de 18%. Pourquoi ? Elle est passée où la différence ?", s'interroge Guillaume Cleenwerk, également producteur. 

Les consommateurs soutiennent le mouvement des agriculteurs. "Je veux bien payer à condition que ce soit les producteurs qui gagnent", confie une cliente.

Exploitation à perte

Pierre Dequidt, producteur laitier à Cassel, se fait à peine 500 euros de salaire par mois. Une exploitation à perte à cause des enseignes de grande distribution selon lui. 

"On n'est pas reconnu. On se fout de nous", regrette-t-il. "Si la grande distribution pouvait baisser ses marches de quelques centimes et si on pouvait remonter notre lait de quelques centimes, le consommateur paierait simplement 1 centime de plus le pot de yaourt. Tout le monde serait content !"

Pour arrêter de vendre à perte, il a décidé de bouleverser son mode de production et de ne proposer que du lait bio.

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