VIDEO. A Merville, cette entreprise mise sur l'énergie solaire thermique pour faire des économies

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Écrit par M.D. avec Marie-Noëlle Grimaldi

A Merville, dans le Nord, une entreprise de transports a trouvé la solution pour faire des économies : le solaire thermique. Un système innovant qui lui permet d'alimenter sa station de lavage tout en réduisant sa consommation de gaz.

Économiser 20% sur la facture de gaz, l'équivalent de 120 tonnes de CO² chaque année... Tout ça grâce à sa nouvelle centrale solaire thermique : c'est le pari d'une entreprise de transports basée à Merville, près d'Hazebrouck dans le Nord.



Chaque jour, Lys Services produit plus de 70 mètres cube d'une eau à 80°C. Avec, depuis peu, de grandes plaques noires installées autour. Si elles ressemblent à des panneaux photovoltaïques, le principe n'a rien à voir : ici, on ne produit pas d'électricité, on recycle la chaleur.

 



Et c'est une équipe venue de Belgique qui a installé ces capteurs solaires. "On a une plaque en aluminium recouverte avec une peinture qui absorbe la chaleur du soleil. Elle va la transférer à un fluide qui, lui-même, va partir dans les tuyauteries", explique Jean-Yves Peugnieu, gérant d'une entreprise d'installation de centrales solaires thermiques.



 

Des aides à l'installation



Un échangeur thermique permet ensuite à l'entreprise de chauffer son eau. "Si vous mettez la main, vous pouvez constater qu'on a déjà 60°C environ alors qu'il n'est que 10 heures du matin, montre Denis Godefroy, gérant de l'entreprise de transports. Notre chaudière n'a plus qu'à ramener la température à 80°C pour notre process de lavage."



Coût de l'installation : 800 000 euros. Mais l'Etat la prend en charge à hauteur de 60%. "C'est un bon exemple. Et c'est pour ça qu'on fait des appels à projets au niveau national, ajoute Bruno Frimat, directeur régional adjoint de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie. C'est pour pousser le développement du solaire thermique : les résultats sont intéressants."



Pourtant, les Hauts-de-France connaissent un ensoleillement inférieur de 40% à d'autres régions. "C'est vrai que ça marche mieux dans le sud de la France. Donc on met un petit peu plus de capteurs pour compenser la différence d'ensoleillement", reprend Jean-Yves Peugnieu. Le système pourrait être rentabilisé d'ici cinq ans. Des arguments pour séduire d'autres industriels...



 
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