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VIDÉO. Impôts, timbres, voiture... Ce qui change au 1er janvier 2019

© MaxPPP
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Qui dit nouvelle année dit nombreux changements. On fait le point sur tout ce qui change au 1er janvier 2019

Par Valentine Graveleau

Impôts

 
  • L'impôt sur le revenu directement prélevé à la source 
Initialement prévu en 2018, le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu entre en vigueur en 2019. Les 38 millions de Français concernés payeront donc leur impôt sur le revenu en même temps qu'ils le perçoivent, directement sur la feuilles de paye pour les salariés, et sur les pensions de retraite pour les retraités.
 
  • Pas de hausse des taxes sur le carburants
Contrairement à ce qui était initialement prévu, les taxes sur le carburants ne vont pas augmenter en 2019. Les prix de l'essence devaient ainsi augmenter de 3 centimes au litre, ceux du diesel de 6 centimes, mais le mouvement des Gilets jaunes aura eu raison de cette mesure.
 
  • Taxe GAFA
Dès le 1er janvier, la France va taxer les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon et autres géants du net) alors que l'Union européenne ne s'est pas encore mise d'accord sur le sujet. Le gouvernement espère en tirer un demi-milliard d'euros en 2019, de quoi financer les mesures sociales annoncées pour calmer la criser des gilets jaunes.
 
Impôts, timbres, voiture... Ce qui change au 1er janvier 2019

 

Consommation

 

  • Le timbre coûte plus cher
Le prix du timbre va augmenter de 10 %, passant de 80 centimes à 88 centimes pour un timbre vert (expédition en 48 heures en France métropolitaine), de 95 centimes à 1,05 euros pour les lettres prioritaires (timbre rouge) et de 78 centimes à 86 centimes pour les écoplis (timbre gris).
 
  • Le chèque énergie étendu et revalorisé
Le "chèque énergie", une subvention qui aide à payer les factures énergétiques ou à réaliser des travaux d'économie en la matière, va être élargi et ce sont désormais 5,6 millions de personnes qui pourront en bénéficier, contre 3,6 actuellement. Le montant moyen de la subvention est également revu à la hausse, passant de 150 euros à 200 euros. 
 
  • Gel des tarifs du gaz et de l'électricité
Pour répondre à la crise des gilets jaunes, le gouvernement a décidé de geler les pri du gaz et de l'électricité. Par ailleurs, le prix du gaz naturel va lui diminuer de 1,9 % par rapport à décembre 2018. 

 
  • Le prix des Malboro Red augmente
C'est l'un des seuls paquets de cigarettes qui augmente en ce début d'année 2019. Le prix du paquet de 20 Malboro Red passe de 8 euros à 8,20 euros. Celui de Chesterfield Blue augmente lui de 10 centimes et passe à 7,90 euros.  
 
  • Les produits phytosanitaires interdits aux particuliers
L'achat, l'usage et le stockage des pesticides de synthèse, dont le Roundup, sont interdits aux particuliers et aux jardiniers amateurs. 
 
  • Fin des promotions "un acheté, un offert"
Les promotions sur les produits alimentaires dans la distribution ne pourront pas excéder 34 % du prix de vente au consommateur. Ainsi, il sera désormais interdit de faire des offres du type "un acheté, un offert".

 

Revenus

 
  • Le salaire minimum augmente d'1,54 %
Le SMIC horaire est revalorisé de 1,54 %, passant ainsi de 9.98 euros brut à 10.03 euros. Pour un salarié à 35 heures, le salaire brut mensuel passe donc à 1521,22 euros (contre 1498,47 euros en 2018). Le salaire net augmente ainsi d'environ 16 euros par mois pour atteindre les 1204 euros net.
 
  • Prime d'activité
La prime d'activité, versée par la Caisse d'allocations familiales, augmente jusqu'à 90 euros à partir du 1er janvier, mais ne sera versée qu'à partir du 5 février. Cette hausse est une réponse de l'exécutif face à la crise des gilets jaunes.
 
  • Les heures supplémentaires sont défiscalisées et exonérées de cotisations sociales salariales
À partir du 1er janvier 2019, les heures supplémentaires ne seront plus soumises à l'impôt sur le revenu, et ce jusqu'à un plafond de 5000 euros net par an. Les cotisations sociales salariales seront également supprimées pour les heures supplémentaires. Cette défiscalisation concerne également les fonctionnaires.
 

Emploi

 

  • L'aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d'entreprise change de nom et s'élargit
L'aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d'entreprise (ACCRE) donnait jusqu'à présent accès à une exonération partielle de charges sociales pendant les douze premiers mois d'activité. Elle devient l'exonération de début d'activité de création ou reprise d'entreprise. La différence ? Cette aide concernait avant les demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi, les bénéficiaires du RSA et les jeunes de 18 à 25 ans. Dès 2019, l'exonération sera ouverte à tous.
 
  • Le Compte personnel de formation (CPF) se transforme
Jusque là, les 23 millions de bénéficiaires du compte personnel de formation (CPF) avaient le droit à un nombre donné d'heures de formation professionnelle par an. En 2019, la formule change et les bénéficiaires auront le droit à un "chèque" de 500 euros par an pour suivre des formations. Les heures cumulées jusque là vont être reconverties. Une heure équivaudra à 15 euros.
 
  • Réforme de l'apprentissage
L'âge limite pour effectuer un apprentissage passe de 26 à 29 ans. Les entreprises de moins de 250 salariés sont incités financièrement à prendre des apprentis avec la création d'une aide unique. Les apprentis bénéficient également d'une aide pour passer le permis de conduire. 

 

Voiture

 
  • Renforcement de la lutte contre la conduite sans assurance
Les policiers et gendarmes pourront désormais consulter les données recensées dans le FVA, le fichier des véhicules assurés. L'objectif est d'identifier plus facilement les automobilistes non assurés, qui s’exposent à une amende de 3.750 euros. 700 000 personnes circuleraient aujourd'hui sans assurance. 

 
  • Une formation contre une baisse de la durée du permis probatoire
Aujourd'hui, les titulaires du permis de conduire (qui n'ont pas fait conduite accompagnée auparavant) passent les trois premières années de leur vie de conducteur en permis probatoire, avec moins de points et des limitations de vitesse différentes des autres automobilistes. Désormais, il leur sera possible d'effectuer une formation d'une journée, entre 6 mois et un an après avoir eu leur permis, pour raccourcir la durée de leur permis probatoire à 2 ans au lieu de 3. 
 
  • En Hauts-de-France, l'aide locale au transport élargie
L'aide locale au transport, mise en place l'année dernière, est élargie aux personnes vivant à plus de 20 kilomètres de leur lieu de travail. Jusque-là, elle était réservée à ceux vivant à plus de 35 kilomètres. 

 

Retraites

 
  • Les retraites sont très légèrement revalorisées
Les pensions de retraite vont être revalorisées de 0,3 % à partir du 1er janvier. C'est beaucoup moins que l'inflation, qui est elle de 1.7 %.
 
  • Minoration de la retraite complémentaire
Les régimes complémentaires Agirc (pour les salariés-cadres) et Arrco (pour tous les salariés du privé) fusionnent en un seul régime Agirc-Arrco l'année prochaine. Désormais, les salariés nés en 1957 ou plus tard, qui demandent leur retraite, à l’âge légal et en ayant tous leurs trimestres pour bénéficier d’une retraite à taux plein, subiront une minoration de la pension complémentaire de 10 % pendant 3 ans. Pour y échapper, il est nécessaire de reporter son départ à la retraite de un à quatre ans.
 
  • Le minimum vieillesse augmente de 35 euros.
Le montant maximum du minimum vieillesse, (l'allocation de solidarité aux personnes âgées), atteint désormais 868,20 euros par mois pour une personne seule (et 1347,88 euros pour un couple). Cette prestation, qui s'élevait jusqu'ici à 833,20 euros, augmente donc de 35 euros.
 
  • La hausse de la CSG pour les retraités n'aura pas lieu
La hausse de la CSG de 1,7 point, initialement prévue pour le 1er janvier, est annulée pour les retraités modestes en fonction de leur revenu fiscal de référence.
 
  • Les inscriptions sur le listes électorales sont possible jusqu'au 31 mars
Jusque là, pour pouvoir voter à une élection, il faut s'inscrire au plus tard le 31 décembre de l'année précédent l'élection. À partir de 2019, il sera désormais possible de s'inscrire sur les listes électorales jusqu'au 31 mars de l'année de l'élection. Si vous voulez voter aux élections européennes, qui ont lieu en mai prochain, vous avez donc trois mois supplémentaires pour vous inscrire.
 

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