Cet article date de plus de 3 ans

Job dating : 20 postes à pourvoir... à la CPAM Lille-Douai

La CPAM de Lille-Douai organise le 11 février son premier "job dating". En quelques minutes, les candidats devront se présenter et répondre aux questions des recruteurs. Une méthode de plus en plus utilisée par les entreprises pour trouver de nouvelles recrues. 
Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp
Ca ressemble à du speed-dating, vous savez, ces rencontres organisées où les participants ont 5 minutes pour convaincre leur partenaire d'aller plus loin. Bon feeling ou vrai coup de foudre : c'est un peu ça qui va se jouer à la CPAM de Lille-Douai, le 11 février. L'entreprise organise son premier "job dating", un procédé de plus en plus utilisé par les entreprises pour faire le tri dans les candidatures spontanées.

En clair, les participants doivent s'inscrire sur le site internet de l'évènement, en remplissant un bref formulaire (non, prénom, email) et en choisissant un créneau horaire pour leur passage. Puis ils sont invités à se rendre à la rencontre, le 11 février prochain. 

Recherche partenaire particulier

Unique condition pour pouvoir postuler : être titulaire d'un Bac+2 dans le secteur tertiaire. Les futurs techniciens d'assurance maladie ne doivent pas avoir participé à de précédentes sessions de recrutement de la CPAM Lille-Douai (après juin 2016). "L'idée c'est d'atteindre un public un peu différent et aussi de changer l'image de la CPAM, qui n'est souvent pas vue comme un recruteur", explique Lucie Renou, responsable de communication. 

Derrière le changement d'image, le but est aussi de recruter bien et vite. "On avait 20 postes à pourvoir et on voulait vraiment recruter en début d'année", ajoute Lucie Renou. Le job dating permet donc aux candidats d'aller plus vite mais aussi aux entreprises pour qui le concept permet de "gagner du temps".

Concrètement, la session de job-dating se déroulera en 4 étapes - chaque étape étant éliminatoire, un peu comme dans les jeux télévisuels, sauf qu'ici de vrais emplois sont en jeu (et que les demandeurs d'emploi y placent de vrais espoirs).
La première étape consiste à vérifier les pré-requis. Les candidats sont donc amenés à présenter leurs papiers d'identité et leur diplôme équivalent à un Bac+2.La deuxième étape, intitulée par les organisateurs "5 minutes pour convaincre" consiste à passer devant un recruteur qui va, en 5 minutes, tenter d'évaluer les compétences du candidat, notamment sa capacité de synthétiser, à l'oral, ses motivations. Là encore, l'étape est éliminatoire. Si le candidat passe les 2 premières épreuves, il devra alors passer un test écrit qui dure 20 minutes, pour apprécier ses capacités à synthétiser et rédiger. Les copies sont corrigées dans la foulée. Dernière étape : un entretien face à un jury de deux personnes, celui qui se rapproche le plus de l'entretien d'embauche "classique". La différence étant que celui-ci est plus court : 20 minutes seulement.

Rude concurrence

Le job dating est rapide pour celui qui le passe, mais la concurrence est rude. Alors que l'annonce a été postée vendredi sur les réseaux sociaux, près de 215 inscriptions ont déjà été enregistrées -pour seulement 20 postes. "En tout, on peut accueillir 400 personnes maximum", précise Lucie Renou. Les intéressés ne doivent donc pas tarder à s'inscrire pour les créneaux horaires restants. 

En France, de plus en plus d'expériences de ce types sont organisées par les entreprises souhaitant recruter. La CPAM de La Rochelle avait déjà fait appel au job dating pour une session de recrutement - même si l'opération avait alors été organisée par le Pôle Emploi local. A la CPAM de Lille-Douai en tout cas, c'est une grande première. 

Le job dating, ça vient d'où ?

Pour comprendre le job dating, il faut remonter aux origines de son ancêtre amoureux : le speed dating. Créé par le rabbin Yaacov Deyo aux États-Unis à la fin des années 1990, les premiers speed-dating avaient pour objet de préserver la culture juive en favorisant les mariages intra-communautaires.

Peu à peu, la méthode arrive dans la sphère professionnelle. Au départ, on organise des rencontres pour élargir son réseau professionnel. Puis les entreprises s'emparent du concept pour former le job dating et l'instaurer comme première étape au recrutement. En 2010, une première entreprise publique utilise cette méthode à Paris : la SNCF, qui cherchait alors à recruter 1000 personnes !

Le recrutement, pas n'importe comment

Aujourd'hui, de plus en plus d'entreprises choisissent de passer par des techniques de recrutement "alternatives" (comprendre sortie du schéma classique "CV+lettre de motivation") pour attirer de nouvelles candidatures. Certaines vont même jusqu'à poster des vidéos très "génération Y", comme Uber, qui postait ceci en juin 2015 :
Uber recrute

Le recrutement en ligne a aussi la part belle, via des sites comme Viadéo et LinkedIn. Ces réseaux sociaux permettent en effet de mettre en lien des travailleurs du même secteur et d'avoir une vision claire et rapide des compétences et du parcours professionnel d'un candidat. 
En dehors du job dating, les événements de recrutement prennent aussi parfois une autre forme. Ce sont par exemple les start-up qui doivent pitcher pendant 5 minutes et aux candidats de faire leur choix...

Dans tous les cas, la loi impose quelques règles au processus de recrutement. Certaines questions sont ainsi interdites par la loi :
Le site pour postuler au job dating de la CPAM : http://www.jobdating.cpam59.fr/
Le job dating, ça vient d'où ?
Pour comprendre le job dating, il faut remonter aux origines de son ancêtre amoureux : le speed dating. Créé par le rabbin Yaacov Deyo aux États-Unis à la fin des années 1990, les premiers speed-dating avaient pour objet de préserver la culture juive en favorisant les mariages intra-communautaires.
Peu à peu, la méthode arrive dans la sphère professionnelle. Au départ, on organise des rencontres pour élargir son réseau professionnel. Puis les entreprises s'emparent du concept pour former le job dating et l'instaurer comme première étape au recrutement. En 2010, une première entreprise publique utilise cette méthode à Paris : la SNCF, qui cherchait alors à recruter 1000 personnes !
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
emploi économie