Lille : les députés Ugo Bernalicis et Adrien Quatennens (FI) boudent le discours de Macron

Ugo Bernalicis (à gauche) et Adrien Quatennens. / © MAXPPP
Ugo Bernalicis (à gauche) et Adrien Quatennens. / © MAXPPP

Les députés du Nord Ugo Bernalicis et Adrien Quatennens, issus de la France Insoumise, ne seront pas présents au discours d'Emmanuel Macron devant le Congrès, cet après-midi. Ils expliquent en détails leur décision. 

Par Jeanne Blanquart avec AFP

Le Congrès de Versailles, un événement politique auquel sont conviés l'ensemble des partenaires. Certains ont pourtant décidé de ne pas s'y rendre, comme Ugo Bernalicis et Adrien Quatennens, tous deux élus dans le Nord aux dernières élections législatives.



"On est en début de législature, on est censés voir le Premier Ministre le 4 juillet [...] qui va nous présenter la politique qu'il souhaite mener. Là il y aura un échange, des prises de parole, on pourra interpeller les ministres", entame Ugo Bernalicis dans une vidéo publiée sur sa page Facebook. "A Versailles, rien de tout ça. [...] Vous avez le Président de la République, M. Macron, qui arrive, qui parle. Il parle, il parle... et il s'en va. [...] C'est un sketch."

Autre raison invoquée par les députés Insoumis : le calendrier. "Dans le même temps, ils nous demandent de déposer nos amendements à la Commission des Affaires Sociales. Le même jour, dans le milieu d'après-midi, on doit avoir tout déposé pour la loi sur les ordonnances sur le code du travail. On s'est dit que peut-être c'était fait exprès...", poursuit le jeune député. 

Même son de cloche du côté d'Adrien Quatennens, qui avance sur Twitter : "Pendant que les bus de la Cour du Roi partent à #CongresVersailles, le groupe @FranceInsoumise amende le Projet de Loi #ordonnances #Travail

 



Boycott étendu


Les députés du Nord ne sont pas les seuls à boycotter la réunion. Les autres députés de la France Insoumise en feront de même. Christian Jacob a également mis en garde contre un "pouvoir sans partage", estimant que ce discours allait "forcément écraser l'intervention du Premier ministre" prévue mardi.

Il s'agit d'une "humiliation totale", a renchéri le député LR Eric Ciotti. "On a un président "selfie", qui en fait s'autoproclame et s'autocélèbre. Mais qui malheureusement ne veut plus répondre", a dénoncé le chef de file des députés PS Olivier Faure.

Deux députés UDI, Jean-Christophe Lagarde et Philippe Vigier, avaient pris les devants, le premier dénonçant une "opération de communication". Emmanuel Macron a "franchi un seuil dans la dimension pharaonique de la monarchie présidentielle" en ravalant son Premier ministre au rang de "collaborateur", a tonné Jean-Luc Mélenchon, président du groupe LFI.


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