Une fromagerie a été vandalisée, dans la nuit de lundi à mardi, à Wambrechies, près de Lille, par des militants anti-spécistes. La fromagerie Madame a été prise pour cible : plusieurs vitres ont été dégradées et une phrase a été taguée sur la devanture "Stop spécisme".
 

Suite à cet incident, la gérante a publié des photos de sa boutique vandalisée sur les réseaux sociaux. Elle a reçu de nombreux messages de soutien de la part de ses clients. La publication a été commentée par 150 personnes et partagée 200 fois.
 

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Plusieurs commerces déjà pris pour cible


Ce n'est pas la première fois que de tels faits se produisent. A Lille, des boucheries et des poissonneries avaient déjà été dégradées par des militants vegans. Les gérants de ces commerces avaient même été reçus place Beauveau après que Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs a demandé la protection de la police à Gérard Collomb.

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Les artisans espéraient la fin de "l'impunité" pour les vandales et étaient pourtant optimistes en sortant du ministère. Jean-François Guihard, boucher dans le Morbihan indiquait qu'il y avait "des procédures judiciaires et il y aurait aussi certainement une surveillance accrue de ces organisations".
 

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Une série de détériorations ont été commises à Lille ces derniers mois. France 3

Malgré tout, les actes de vandalisme n'ont pas cessé dans les Hauts-de-France. Au mois d'avril, sept boucheries ont été aspergées de faux sang et plusieurs enseignes vandalisées, suivant un mode opératoire similaire à celui employé pour la fromagerie de Wambrechies. Preuve que les mêmes militants continuent leurs actions.
 

La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) s'était émue début juin des "comportements extrémistes" de ces militants anti-spécistes (du latin "species", l'espèce). Ces derniers s'opposent à toute hiérarchie entre espèces, notamment entre l'être humain et les animaux. 

Les associations antispécistes L214 et 269 Libération animale ont indiqué ne pas être à l'origine de ces actions. "On ne se reconnaît absolument pas dans ce type d'action, c'est clair et net (...) notre objectif, c'est de rassembler les gens, d'essayer de les rallier à la cause des animaux", a réagi Brigitte Gothière, une des fondatrices de L214.