Emmanuel Macron a prévu d'augmenter de 1,7 point cette contribution sociale généralisée pour compenser la suppression des cotisations chômage et maladie pour les salariés du secteur privé.
Un "effort" demandé par le président aux "retraités les plus aisés" pour "récompenser le travail" en redonnant du pouvoir d'achat aux actifs.
Elle ne concerne pas les 40% plus modestes, exonérés ou soumis à la CSG à taux réduit. Près de 60% de retraités, soit 8 millions de personnes, seront touchés l'an prochain par l'augmentation du taux normal de la CSG.
"Il paraît qu'il faut redistribuer vers les forces productives qui créent des richesses mais les retraités en créent : ils aident leurs enfants, vont au restaurant, alimentent le secteur hôtelier, font du bénévolat ou des dons aux associations...", énumère Michel, un retraité lillois.
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3 300 manifestants à Paris
Des cortèges étaient organisés dans plusieurs villes de France. Environ 2 000 personnes ont manifesté à Bordeaux, 900 à Caen, 850 à Toulouse et 700 à Brest, selon les chiffres de la police récoltés par l'AFP. Ils étaient également quelques centaines à Rennes, Reims, Strasbourg et Besançon.
À Paris, plusieurs milliers de personnes défilaient dans l'après-midi au départ de l'opéra Garnier, 3 300 selon la police. "Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n'en veut pas de cette société là", scandaient des manifestants.Le relèvement au 1er octobre de 0,8% des pensions "ne fait que compenser l'inflation des seuls 12 derniers mois", déplorent par ailleurs les organisateurs, syndicats de retraités (CGT, FO, CGC, CFTC, FSU, Solidaires, FGR) et associations (UNRPA, LSR).
Les manifestants ont pu aussi découvrir jeudi que cette revalorisation annuelle suivant l'inflation serait à partir de l'an prochain décalée de trois mois, pour tomber chaque 1er janvier.
L'économie de 400 millions d'euros réalisée "permet de reverser 500 millions d'euros, sur les deux ans et demi, à la revalorisation du minimum vieillesse", a expliqué la ministre de la Santé Agnès Buzyn.
Le minimum vieillesse va augmenter de 100 euros en trois fois, "nous avons souhaité faire un effort particulier pour les retraités les plus pauvres", a dit la ministre.
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Le quotidien difficile d'un couple de retraités
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