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“Immense succès” pour la marche lilloise contre les violences faites aux femmes

La manifestation a eu du succès à Lille / © France 3 Nord-Pas-de-Calais
La manifestation a eu du succès à Lille / © France 3 Nord-Pas-de-Calais

Pour l'édition lilloise, les chiffres font mentir les mauvais présages : plus de 1 500 personnes ont participé à la manifestation du collectif #NousToutes. 

Par Noémie Leclercq

Finalement plus de peur que de mal. Si en début de journée, les collectifs organisateurs des marches violettes contre les violences sexistes et sexuelle, craignaient l'ombre de leurs homologues vêtus de jaune, le bilan est très positif. 

A Lille du moins, Kathy Vuylsteker, organisatrice de la marche, salue un franc succès : "C'est énorme ! D'après nos chiffres (comptages CFDT, EELV, police),1500 personnes ont participé à la marche. Ca donne du corps à notre voix!
 
Marche lilloise contre les violences faites aux femmes
Images de Julie Dubois

Le collectif Nous Toutes 59 avait déposé une demande d'autorisation pour 300 personnes en préfecture : "On nous disait qu'une manifestation féministe, à Lille, c'était 150 personnes. 300 personnes, ça aurait déjà été un succès, alors là, on est ravi.e.s !"

Prochaine étape : que les pouvoirs publics s'emparent du problème 


Dans les rangs tachetés de violet, couleur officielle du mouvement, beaucoup de jeunes étudiantes et de lycéennes. "Pour certaines, c'était leur première manifestation féministe. C'est super que ça ait autant pris !", félicite K. Vuylsteker. Des jeunes femmes donc, mais aussi des hommes. "Et évidemment les associations, qui militent au quotidien sur le terrain, et des professionnels qui luttent pour la reconnaissance de ces violences.

Une manifestation qui dépasse les attentes du collectif, qui apporte la preuve de la détermination citoyenne à lutter contre les violences faites aux femmes. Prochaine étape, la mise en place des solutions contre les violences faites aux femmes. "Nous, les solutions, on les a, rapporte la militante. Maintenant, il faut que l'Etat mette les moyens pour les appliquer." La priorité selon Nous Toutes, une campagne de prévention de grande ampleur et la formation des professionnels qui accueillent les victimes : santé, éducation, forces de l'ordre, juristes et journalistes. 

Un an après le mouvement #MeToo, la parole des femmes victimes s'est libérée, mais il reste difficile de porter plainte et de faire reconnaître les violences subies. Au total, les manifestations #NousToutes ont réuni des milliers de personnes à travers la France. 

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