Lille : le corps d'un grand-père décédé tombe sur le trottoir, la famille demande réparation

Image d'illustration / © MAXPPP
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Le corps d'un homme décédé est tombé sur le trottoir suite à une manipulation des pompes funèbres. La famille a été choquée par cet incident.

Par France 3 Nord Pas-de-Calais

Bernard Dewasch, gérant du café "Le p'tit marin", rue du Faubourg des Postes est décédé le 13 juillet dernier des suites d'une longue maladie. Ce jour-là, les pompes funèbres viennent prendre son corps à domicile, pratiquent des soins de conservation puis le ramènent chez lui. Mais l'agent des pompes funèbres est seul pour effectuer l'opération. Il a du mal à pousser et notamment à passer une bordure et d'autres petits obstacles. Un des fils du défunt propose son aide. Une barre de transport lâche. Le corps tombe sur le trottoir.

"Cétait vraiment choquant, raconte Célia, la petite-fille. Mon grand-père est tombé la tête la première. Il a eu un gros hématome au visage et une entaille derrière la tête. C'est malheureusement la dernière image qu'on a eue de lui. Pour nous, l'employé n'aurait pas dû être seul. On paye assez cher pour qu'ils prennent leur dispositions. Des gens nous disent : "il n'a rien senti, il était mort". Mais c'est une question de dignité. Nous avons été choqués."

"Pas d'excuses"


Selon la famille, l'employé n'est cependant pas en cause. C'est un matériel défectueux qui est à l'origine de cet incident. Le problème, c'est que les pompes funèbres n'auraient présenté aucune excuse, proposé aucun dédommagement. "Ça peut arriver, reconnaît Roselyne, la fille de Bernard. Mais ils n'ont rien fait pour s'excuser." 

"Si le corps est tombé, c’est à cause de l’intervention intempestive d’un membre de la famille, répond à La Voix du Nord (qui a révélé cette histoire) une employée des pompes funèbres Montagne-Lemahieu qui conteste la version des faits de la famille. Que chacun prenne ses responsabilités. Que l’employé ait été seul est également parfaitement normal et habituel puisque nous travaillons avec un système de vérins."

La famille a décidé de ne pas en rester là et a écrit au Procureur de la République pour obtenir un dédommagement. En attendant d'avoir des nouvelles, la famille a bloqué le paiement du dernier tiers des obsèques (plus de 1000 euros). 



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