Lille : délibéré ce lundi dans le procès de quatre activistes antispécistes

Une vitrine brisée et taguée à La Madeleine en décembre 2018 / © Mathilde Kaczkowski
Une vitrine brisée et taguée à La Madeleine en décembre 2018 / © Mathilde Kaczkowski

Le tribunal correctionnel de Lille rend lundi (14H00) son jugement dans le procès de quatre activistes antispécistes, dont deux sont poursuivis pour avoir dégradé ou incendié des boucheries, restaurants ou commerces des Hauts-de-France.

Par AFP

Le 19 mars, le parquet de Lille avait requis dix et six mois de prison ferme à l'encontre de Cyrile, médiateur social âgé de 23 ans, et Mathilde, auxiliaire de puériculture de 29 ans. En couple, ils étaient poursuivis pour une quinzaine de faits au total, dont des tags, bris de vitrines et plusieurs dégradations par incendie à l'aide de bidons d'essence ou de cocktails Molotov, dans des communes du Nord et du Pas-de-Calais entre novembre 2018 et février 2019.

Le parquet a également requis contre eux huit et neuf mois de prison avec sursis, assortis de mise à l'épreuve pendant trois ans, ainsi que cinq et six mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pour deux autres prévenues : une femme soupçonnée de complicité dans plusieurs des faits reprochés et une autre soupçonnée d'avoir participé à l'un des faits.


"Stop spécisme"


Lors du procès, présenté par des avocats des parties civiles comme le premier du genre, Cyrile et Mathilde, qui n'ont jamais été condamnés en justice auparavant, avaient reconnu la plupart des faits. Ils ont dit avoir participé à des expéditions nocturnes lors desquelles ils brisaient les vitrines, peinturaient ou taguaient les devantures de ces entreprises associées au commerce de viande ou de fourrure avec des expressions comme "Stop spécisme",
"Assassins" ou encore "Leur peau, pas la vôtre".

Ces derniers mois, plusieurs commerces alimentaires de la métropole lilloise ont été vandalisés, parfois tagués "stop au spécisme". Selon l'enquête, ces actions ont été menées par des militants antispécistes, activistes de la cause animale refusant la hiérarchisation entre espèces. Depuis mi-2018, plusieurs commerces alimentaires, dont des boucheries ou des poissonneries, ont été vandalisés dans la métropole lilloise par des activistes de la cause animale refusant la hiérarchisation entre espèces.

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