Lille : selon Mediapart, l'état d'urgence servirait à “protéger les identitaires” de la Citadelle

Aurélien Verhassel dans son bar "La Citadelle", à Lille. / © MAXPPP
Aurélien Verhassel dans son bar "La Citadelle", à Lille. / © MAXPPP

Un article de Médiapart souligne que sous prétexte d'Etat d'urgence, la Préfecture du Nord aurait interdit toute manifestation dans le centre-ville de Lille, afin de "protéger les identitaires" du bar "La Citadelle". 

Par Jeanne Blanquart

L'Etat d'urgence a-t-il servi à "protéger" les militants identitaires lillois ? C'est en tout cas ce que suppose un article de Mediapart, intitulé "A Lille, l'état d'urgence sert à protéger les «identitaires»". L'auteur indique ainsi que "la préfecture a utilisé une disposition de l'état d'urgence pour interdire tout rassemblement dans le centre-ville où a ouvert un bar privé réservé aux « Blancs »", en l'occurence, la "Citadelle"

En effet, depuis les attentats de 2015, le Préfet de région a le droit d'interdire partiellement ou totalement une manfestation. Or, en un an, le Préfet du Nord Michel Lalande a émis 18 arrêtés préfectoraux interdisant l'accès du centre-ville aux manifestants. Motif avancé ? "Considérant que le mercredi 14 septembre 2016 à 21h50, une douzaine d’individus, dont le visage était dissimulé et portant des vêtements sombres, ont apposé des autocollants «Action Antifasciste» et tagué de slogans tels que "Pas de fachos chez nous..." sur certains bâtiments de la rue des Arts à Lille" : en l'occurence, la (petite) rue où est situé la "Citadelle"... 


Bar réservé aux "patriotes sincères"


Réservé aux "patriotes sincères", le bar "La Citadelle" a fait beaucoup parler de lui, notamment au moment de son ouverture. Aurélien Verhassel, son fondateur et responsable de section au sein de Génération Identitaire, proche du Front National, pose comme condition d'entrée d'être "Européen de souche".


En septembre 2016, la mairie de Lille ainsi que la Préfecture soulignaient qu'il s'agissait d'un "club privé, géré par une association autorisée" et qu'il était donc impossible d'en empêcher l'ouverture. Face à l'émotion, Martine Aubry avait pourtant ajouté : "Si on constate des troubles, des provocations ou des atteintes à la loi, on répondra. Ca ira du PV jusqu'à la fermeture". 


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