LOSC : le cauchemar de Marvin Martin, prêté à Dijon, continue

Vingt-neuf minutes en Ligue 1 cette saison : le cauchemar n'en finit plus pour le milieu offensif Marvin Martin, prêté à Dijon par le LOSC et accablé par les blessures depuis trois ans.

Parti à Dijon pour se relancer, Marvin Martin s'est de nouveau blessé.
Parti à Dijon pour se relancer, Marvin Martin s'est de nouveau blessé. © MaxPPP
Son unique apparition avec le DFCO - où Lille l'a prêté pour le relancer...- date du 19 novembre à Nancy sur la pelouse synthétique du stade Marcel-Picot (défaite 1-0). Était-ce le bon choix de faire entrer un joueur sujet aux blessures depuis plusieurs mois sur une telle surface ? Beaucoup de footballeurs s'en plaignent comme d'un terrain propice aux traumatismes musculaires et articulaires. Remplaçant au coup d'envoi, Martin (28 ans) est entré en jeu à la 56e minute avant de sortir en pleurs à la 85e, victime d'une blessure derrière une cuisse.

"Il était effondré. Pendant deux jours, son moral était au plus bas. Il faut le comprendre : cela fait des mois qu'il attendait de jouer", explique son entraîneur Olivier Dall'Oglio. Avant son éphémère apparition à Nancy, le joueur, formé à Sochaux où il a débuté en professionnel (2008-2012), n'avait plus joué en Ligue 1 depuis le 13 février dernier, au Parc des Princes face au Paris SG avec le LOSC (0-0). Sa fin de saison lilloise avait été gâchée par une blessure récurrente aux adducteurs.

L'ex-nouveau "Zidane"

Ce vendredi, il n'aura donc pas l'occasion de croiser ailleurs que dans les couloirs du stade Gaston-Gérard son ancien entraîneur Rudi Garcia qui l'avait pourtant accueilli en grande pompe à Lille. Son transfert en provenance de Sochaux en 2012 quand il était présenté comme un nouveau "Zidane", s'était élevé à dix millions d'euros pour un contrat de cinq ans prolongé en 2014 jusqu'en 2019. Mais alors qu'il était censé succéder à Eden Hazard, Martin a vécu son séjour dans le Nord tel un fantôme, entre blessures diverses et méformes : 81 matches, 10 passes décisives et aucun but. Loin du parcours glorieux qui lui était promis.

Ainsi, en 2012-2013, il a joué trente-deux rencontres, vingt en 2013-2014 puis seulement six et douze au cours des deux derniers exercices. Et ses quinze sélections en équipe de France (2 buts contre l'Ukraine) entre 2011 et 2012 appartiennent à une autre vie. "Quand il est arrivé chez nous, on sentait beaucoup d'envie chez lui. Marvin est un bosseur. Il a participé à trois matches amicaux en juillet, avant de se faire mal contre Sunderland (2-3). Je savais que nous ne pourrions pas compter sur lui toute la saison", poursuit Dall'Oglio, le coach dijonais. 

Dijon ne veut prendre aucun risque

Une première tentative de retour avait échoué le 16 septembre : Martin, moqué sur les réseaux sociaux pour ses absences prolongées, avait déclaré forfait pour la réception de Metz (0-0), souffrant une nouvelle fois des adducteurs. "Nous lui avions accordé une semaine de repos pour qu'il se change les idées. Avec le corps médical, il a été décidé de partir sur un nouveau protocole de soins. Marvin s'est rendu deux semaines au centre de rééducation de Kerpape (Bretagne)", poursuit Olivier Dall'Oglio.

"Aujourd'hui, il n'a plus de problèmes aux adducteurs, ce qui est plutôt rassurant. Et nous voulons éviter de prendre des risques afin de limiter les possibilités de rechute. Je ne peux pas vous dire s'il rejouera d'ici la fin d'année", confie, prudent, le technicien dijonnais. Pour l'heure, Martin, qui préfère se murer dans le silence, s'entraîne en marge de l'effectif. "Il court, fait de la musculation, du gainage. Et moralement, ça va très bien. Il chambre, il a le sourire. C'est bon signe", tente de rassurer Dall'Oglio.

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