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Quaëdypre : l'usine Tim placée en redressement judiciaire, deux ans après avoir échappé à la liquidation

Tim, entreprise de 310 salariés implantée à Quaëdypre (Nord), a été placée en redressement judiciaire à sa demande. / © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Tim, entreprise de 310 salariés implantée à Quaëdypre (Nord), a été placée en redressement judiciaire à sa demande. / © FRANCOIS LO PRESTI / AFP

L'usine Tim, basée à Quaëdypre, a été placée en redressement judiciaire à sa demande par le tribunal de commerce de Lille. Le directeur général affirme qu'aucun licenciement n'est à craindre. Une version contestée par les syndicats.

Par MD avec AFP

Le couperet est tombé pour les salariés de l'usine Tim, implantée à Quaëdypre (Nord). Le fabricant de cabines d'engins de chantiers a été placé en redressement judiciaire à sa demande ce mercredi 28 août, deux ans après avoir échappé à la liquidation.

L'entreprise bénéficie d'une période d'observation de six mois "comme nous l'avons demandé", a affirmé le directeur général de l'entreprise, André Vérove, à l'issue d'une audience à huis clos devant le tribunal de commerce de Lille. "Nous sommes en cessation de paiement donc il n'y avait pas d'alternative", a-t-il ajouté.

Selon lui, il n'y a à ce stade "aucun licenciement à craindre". Mais pour Christophe Founier, délégué FO, "un redressement judiciaire n'est jamais anodin et aboutit quasiment toujours à des licenciements". Une audience est prévue le 9 octobre au tribunal de commerce pour faire un point sur la situation.

 

"Tim ne va pas mourir"


Dans une lettre datée du 22 août, Fil Filipov, PDG de Tim, expliquait aux salariés pourquoi il avait demandé ce redressement judiciaire.  "C'est une étape douloureuse dans la vie d'une entreprise, mais nous n'avons pas le choix. Après deux ans, Tim ne peut plus répondre aux demandes de paiement et les fonds supplémentaires ne sont pas disponibles", peut-on lire dans ce document.

"Cette procédure légale a pour but de protéger l'entreprise, de maintenir son activité, les emplois et de s'acquitter de ses dettes", avait-il précisé, avant d'assurer : "Tim ne va pas mourir".  La société Atlas, que Fil Filipov contrôle, avait repris l'entreprise Tim en juillet 2017, préservant 446 des 470 emplois. Aujourd'hui, quelque 310 salariés travaillent encore pour l'entreprise. 

En 2017, Tim était alors en redressement judiciaire, en raison notamment d'une forte baisse des commandes de son principal client, Caterpillar, qui dénonçait des "défaillances en matière de qualité" de la part de son fournisseur. Le géant américain est à ce jour toujours le principal client de l'entreprise nordiste.
 

Au moment de la reprise, l'État avait assuré mettre sur table deux millions d'euros d'avance remboursable, pour permettre d'offrir un avenir au site, mais selon les syndicats et la direction, ce prêt n'a pas encore été versé. "Techniquement", il est "prêt pour être délivré. Il ne nous manque plus qu'une seule chose, c'est la signature" de Fil Filipov, avait indiqué à l'AFP un responsable de Bercy en mai.

Le PDG de Tim avait annoncé en mai quitter son poste, justifiant sa décision par le non versement de cette aide. Il est actuellement toujours en poste.

 

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