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La fillette d'une jihadiste lilloise rapatriée d'Irak en France

La jihadiste lilloise Djamila Boutoutaou a été condamnée en avril 2018 en Irak à la prison à perpétuité pour appartenance au groupe Etat islamique. / © AMMAR KARIM / AFP
La jihadiste lilloise Djamila Boutoutaou a été condamnée en avril 2018 en Irak à la prison à perpétuité pour appartenance au groupe Etat islamique. / © AMMAR KARIM / AFP

Khadija, trois ans, fille de Djamila Boutoutaou, Française condamnée à la perpétuité en Irak pour appartenance au groupe État islamique, a été rapatriée mercredi en France.

Par AFP

L'avion ramenant d'Irak la petite fille, qui était emprisonnée avec sa mère, s'est posé dans l'après-midi en région parisienne et l'enfant a été confiée aux services sociaux, a précisé sa grand-mère Saïda Boutoutaou, une Lilloise qui a été prévenue par le ministère des Affaires étrangères.

 

"C'est un jour de joie ! Je suis une mamie très contente et j'espère que cette très bonne nouvelle pour moi sera suivie de plein d'autres pour les enfants encore en Syrie et en Irak. Je rêve désormais d'accueillir Khadija, cet ange, chez moi. Elle y sera comme une reine", a déclaré Mme Boutattaou, en larmes. "Je remercie beaucoup la France et le président Emmanuel Macron", a-t-elle ajouté. "Qu'on n'oublie pas non plus ma fille Djamila. Ma petite-fille ne connaît que le visage de sa maman."

Me Martin Pradel, l'un des avocats de Djamila, a pour sa part évoqué "un immense soulagement pour la famille, pour la grand-mère de cette petite-fille, qui attendait depuis longtemps que ce calvaire s'achève".
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Un petit garçon tué sur zone


Depuis des mois, Saïda implorait le gouvernement de "rapatrier Khadija", emprisonnée en Irak avec sa mère depuis sa condamnation pour appartenance à l'EI.

 

Originaires de la métropole lilloise, Djamila et son époux Mohammed étaient partis en 2016 pour les territoires contrôlés par l'organisation extrémiste, emmenant avec eux leurs enfants Abdallah, quatre ans à l'époque, et Khadija, bébé de quatre mois. Abdallah avait été tué quelques mois plus tard dans un bombardement. Après la mort de Mohammed près de Mossoul, Djamila avait ensuite été arrêtée avec sa fille et jugée à Bagdad.

Privée de son avocat français lors de son procès en avril 2018, elle avait assuré avoir rejoint le groupe jihadiste contre son gré, dupée par son mari, mais avait été condamnée à la prison à perpétuité.
 

Lors d'un long entretien avec l'AFP la semaine dernière, Saïda assurait que l'état de santé de sa petite-fille s'était considérablement dégradé ces derniers mois : "Khadija a faim, a des croûtes dans les cheveux et du pus sous les ongles." C'est un cas "d'extrême urgence!", avait alors jugé l'énergique et fluette grand-mère, confiant son "souhait le plus cher" : accueillir un jour Khadija chez elle pour "lui offrir un cadre sain et stable, une grande famille qui l'aime".

 

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