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Jeunes Roubaisiens incarcérés en Turquie : leurs familles souhaitent leur transfert en France

Une conférence de presse a été organisée jeudi à Roubaix. / © Damien Louvet / France 3 Nord Pas-de-Calais
Une conférence de presse a été organisée jeudi à Roubaix. / © Damien Louvet / France 3 Nord Pas-de-Calais

Quatre Roubaisiens sont incarcérés en Turquie depuis août 2016, condamnés à 13 ans de prison pour agression sexuelle. Leurs familles ont tenu une conférence de presse jeudi. Elles demandent qu'ils soient transférés en France pour exécuter leurs peines.

Par M. F. avec Ambrine Bdida

16 mois que Slimane Blidi attend le retour de son fils incarcéré en Turquie. Des allers-retours à répétition et aujourd'hui un seul souhait : le voir rentrer en France.

"C'est vrai qu'on ne pourra pas tenir indéfiniment. Et on ne peut pas se permettre aussi de laisser nos enfants sans visite", confie-t-il. "S'ils doivent prendre une peine importante, on ne pourra pas suivre."

Jeunes Roubaisiens incarcérés en Turquie : leurs familles souhaitent leur transfert en France
Quatre Roubaisiens sont incarcérés en Turquie depuis août 2016, condamnés à 13 ans de prison pour agression sexuelle. Leurs familles ont tenu une conférence de presse jeudi. Elles demandent qu'ils soient transférés en France pour exécuter leurs peines. - France 3 Nord Pas-de-Calais - Ambrine Bdida, Damien Louvet, Fabien Cardoën

Août 2016, six Roubaisiens sont interpellés dans un hôtel de Bodrum. Ils sont accusés d'avoir agressé sexuellement une adolescente britannique. Un an et demi plus tard, quatre de ces jeunes sont toujours en prison à plus de 3 000 km de chez eux.

Des vacances qui virent au cauchemar pour ces familles. "Ça fait 16 fois qu'on y va. Ça devient vraiment difficile", explique le père lors d'une conférence de presse organisée jeudi.

Création d'une association

Les quatre familles qui ont décidé de former une association pour favoriser le rapatriement de leurs enfants. Amel, 23 ans  n'a pu voir son petit frère que trois fois depuis son incarcération, en août 2016.

"Tout ce qu’on demande c'est le rapprochement afin qu'on puisse les voir, qu'on puisse leur rendre visite le plus possible", explique la jeune femme. "Avec la distance, on a l'impression qu'ils sont morts."

Encore quelques mois à patienter pour ces familles. Les quatre Roubaisiens doivent d'abord être jugés en dernière instance, avant de pouvoir faire une demande de transfèrement, un possible retour vers la France. Une pétition en ligne, qui appuie cette demande, a recueilli plus de 12 000 signatures.

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