Pris de remords, le braqueur d'une bijouterie roubaisienne se rend dans un commissariat parisien

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Un membre d'un binôme qui a réalisé un braquage début mars dans une bijouterie de la Grande Rue à Roubaix s'est rendu de lui-même dans un commissariat parisien huit jours après les faits. Son complice a été interpellé la semaine dernière par la PJ de Lille à Aulnay-sous-Bois.

Par TM

"C'est un fait assez rarissime" que la BRB (brigade de répression du banditisme) de la police judiciaire de Lille vient de connaître, dans le cadre d'une enquête sur le braquage d'une bijouterie roubaisienne. L'un des deux auteurs qui avaient attaqué le 2 mars dernier la bijouterie Meurisse, s'est constitué prisonnier huit jours plus tard, dans un commissariat du 13e arrondissement de Paris.

C'est "pris de remords", selon une source proche de l'enquête, que cet individu de 25 ans inconnu des services de police s'est rendu. Interrogé dans les locaux de la PJ de Lille, il a reconnu les faits, sans vouloir dénoncer son complice. Il a été mis en examen et incarcéré à Sequedin au terme de sa garde à vue. 

Les investigations menées par la BRB ont ensuite permis d'identifier puis d'interpeller le deuxième auteur le 4 avril dernier à Aulnay-sous-Bois en région parisienne. Âgé de 22 ans et très défavorablement connu, il a été incarcéré à Annœullin après avoir, lui aussi, reconnu les faits. Les deux hommes sont poursuivis pour violences avec arme en réunion.


Deux braqueurs "en déshérence"

Le 2 mars dernier, les deux jeunes hommes ont débarqué à la mi-journée dans la bijouterie Meurisse, située Grande Rue à Roubaix. Le visage à peine dissimulé et munis d'un pistolet automatique, les deux malfrats ont d'abord fait agenouiller les employées du commerce "avec une grande détermination". Ils ont ensuite contraint le directeur du magasin à ouvrir une vitrine, pour s'emparer de son contenu de bijoux, puis un coffre fort qui ne contenait que des documents administratifs. Les deux jeunes hommes ont enfin vidé la caisse avant de prendre la fuite.

Personne n'avait été blessé, mais le personnel du magasin avait été fortement choqué

Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre comment et pourquoi ces "braqueurs en déshérence", originaires de la région parisienne, se sont retrouvés ce 2 mars à braquer une bijouterie dans le centre de Roubaix, sans prendre de précautions particulières.

Le préjudice pour le commerce s'élevait à plusieurs milliers d'euros. Aucun bijou dérobé n'a été retrouvé.

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