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VIDÉO. Roubaix : “Leur retour n'est pas une question politique”, juge l'oncle d'enfants de jihadistes retenus en Syrie

Des enfants marchant dans le camp d'Al-Hol, en Syrie. Photo d'illustration. / © BULENT KILIC / AFP
Des enfants marchant dans le camp d'Al-Hol, en Syrie. Photo d'illustration. / © BULENT KILIC / AFP

Amine Elbahi estime que "laisser ces enfants là-bas", c'est "fabriquer du terrorisme" et revient à les exclure de la République.

Par Q.V avec AFP

L'oncle de deux enfants de jihadistes retenus en Syrie, Amine Elbahi, a demandé mardi aux autorités de les rapatrier "sans délai" affirmant que leur retour n'était pas "une question politique", mais de "droit", lors d'un entretien accordé à l'AFP.
 

 

"Elle m'a dit qu'elle s'en allait au marché et n'est jamais revenue"

La soeur d'Amine Elbahi, originaire de Roubaix, a rejoint la Syrie à 19 ans, en août 2014, a-t-il relaté lors de cet entretien au Centre national d'accompagnement familial face à l'emprise sectaire (Caffes) à Lille. "Elle m'a dit qu'elle s'en allait au marché et n'est jamais revenue", a-t-il raconté, affirmant que sa radicalisation avait été "soudaine".

Depuis, il affirme avoir "toujours fait en sorte" de maintenir un contact avec sa soeur, qui a eu deux enfants en Syrie âgés de deux et quatre ans.
 

 

Une "monstruosité"

Aujourd'hui, Amine Elbahi, qui récuse les termes "d'enfants de jihadistes", souhaite que ses neveux, "retenus arbitrairement en Syrie", soient "rapatriés sans délai", estimant qu'il s'agit d'une "monstruosité" de les "laisser là-bas".

"Les enfants et leurs parents sont exposés à un danger de mort imminente, les conditions de vie dans ces camps et notamment à Al Hol", dans lequel seraient sa soeur et ses enfants, "sont inhumaines", a encore affirmé M. Elbahi.
 

Avec plusieurs familles d'enfants de jihadistes français actuellement dans des camps au Kurdistan syrien, il a déposé une plainte en février contre la France auprès du Comité des droits de l'enfant de l'ONU. 

Par ailleurs, son avocate Me Marie Dosé a attaqué, avec Me Henri Leclerc, l'Etat devant le comité contre la torture de l'ONU pour l'obliger à rapatrier ces enfants. 

Selon Amine Elbahi, "laisser ces enfants là-bas", c'est "fabriquer du terrorisme" et "entretenir un discours qui consiste à exclure une partie des enfants de la République".

"Est-ce que vous pensez qu'à deux ans, à quatre ans, on puisse être dangereux pour la France ?", a-t-il questionné. "Emmanuel Macron a le droit de vie ou de mort sur des centaines d'enfants qui sont actuellement détenus en Syrie", a-t-il avancé.

La France a rapatrié vendredi pour la première fois cinq enfants de jihadistes âgés au plus de cinq ans qui se trouvaient dans le nord-est de la Syrie.
 

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