Les trois policiers ayant transféré une carte des radars écopent d'une amende avec sursis

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Écrit par avec AFP

Trois policiers qui avaient transféré un courriel contenant une carte des radars mobiles dans le Nord, ont été condamnés  à 300 euros d'amende chacun avec sursis. Le document avait finalement été diffusé sur le profil Facebook d'un particulier.

Six mois de prison avec sursis avaient été requis à leur encontre le 19 janvier devant le tribunal correctionnel de Lille. 
Les trois fonctionnaires de police, dont la peine ne sera pas inscrite au casier judiciaire, comparaissaient pour violation du secret professionnel.
En octobre 2013, un policier de Valenciennes remarque qu'une carte des radars mobiles du département du Nord est diffusée sur un profil Facebook.
Les enquêteurs découvrent alors que ce document a été transmis par des fonctionnaires de police de la métropole lilloise à d'autres policiers ou à leurs proches, via leur messagerie personnelle.

Les trois fonctionnaires, qui ont tous déjà reçu un blâme de leur hiérarchie (aucun avancement pendant trois ans), avaient reconnu les faits. Me Riglaire, l'avocat de l'un des policiers, avait cependant souligné que le fonctionnaire ayant le premier diffusé le courriel à un grand nombre de services de police ainsi que le particulier ayant produit la carte sur son profil Facebook n'étaient pas à la barre.
D'autre part, "à l'époque, rien n'était encadré et la hiérarchie faisait circuler les emplacements de contrôle radar vers de très nombreux destinataires", avait expliqué Me Riglaire. Dorénavant, la liste de diffusion de l'emplacement des radars est cryptée, avec une diffusion plus restreinte. 

 

Autre élément notamment pointé du doigt par la défense, l'emplacement des radars figurait régulièrement dans la presse régionale. Aussi, transférer ce courriel "était l'occasion de rendre service, permettre aux fonctionnaires de circuler normalement. Ils ont fait la même chose que l'on trouve dans la presse locale", avait indiqué Me Riglaire.
"Je vais conseiller à mon client de faire appel. Juridiquement, je suis surpris de la décision et j'attends de lire les motivations", a réagi  Me Emmanuel Riglaire