Ascoval Saint-Saulve : espoirs autour d'une possible reprise de British Steel

L'aciérie British Steel de Scunthorpe, dans le nord-est de l'Angleterre. / © Lindsey Parnaby / AFP
L'aciérie British Steel de Scunthorpe, dans le nord-est de l'Angleterre. / © Lindsey Parnaby / AFP

Les pouvoirs publics britanniques ont bon espoir de trouver un repreneur pour le sidérurgiste British Steel dont la faillite la semaine dernière fait craindre le pire pour ses milliers de salariés.
 

Par AFP

"De bons progrès ont été réalisés pour identifier de potentiels acheteurs pour British Steel", a annoncé mardi en fin de journée l'administrateu  judiciaire officiel, nommé comme "liquidateur" par le gouvernement britannique. L'administrateur indique avoir contacté plus de 80 repreneurs possibles, dont 60 ont pu accéder à des informations sur le groupe afin de préparer éventuellement une offre.

Les entreprises intéressées devront se faire connaître d'ici début juin, est-il précisé. En attendant un sauvetage, l'activité de British Steel se poursuit et l'ensemble des quelque 4500 employés continuent d'être payés.
 

British Steel, numéro deux du secteur au Royaume-Uni derrière Tata Steel, a été contraint à la faillite la semaine dernière, faute de liquidités suffisantes et après l'échec de discussions avec le gouvernement sur une nouvelle injection d'argent frais.

La procédure de faillite n'inclut toutefois pas l'aciérie ex-Ascoval de Saint-Saulve en France que le groupe britannique venait tout juste de racheter. British Steel a mis ses difficultés financières sur le compte du Brexit, dont les incertitudes plombent la demande en acier de ses clients européens.
 

Les regards se tournent également vers le propriétaire de British Steel, la discrète société d'investissement Greybull Capital qui avait repris la société il y  a trois ans pour un prix symbolique. Dans un de ses très rares entretiens accordés à la presse, l'un des fondateurs et dirigeants de Greybull Capital, le Français Marc Meyohas, avait assuré au Financial Times la semaine dernière avoir fait "tout ce qui est possible" pour sauver British Steel.

"Il y a de nombreuses raisons pour expliquer pourquoi le redressement a mal tourné mais la principale c'est le Brexit", a-t-il estimé. Greybull Capital pourrait désormais devoir s'expliquer sur son rôle dans la faillite de British Steel devant une commission parlementaire, selon la presse britannique.
 

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