VIDÉO. Anzin : quatre mois après le suicide de leur fils, les parents de Yolan veulent des réponses

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Ils accusent une ancienne professeure de leur fils d'être en partie responsable du drame.

Par Q.V avec Ali Benbournane

Quatre mois après, l'incompréhension demeure. Les parents de Yolan, adolescent de 13 ans qui s'est donné la mort à Anzin, veulent des réponses. "Même moi, je sais pas comment j'ai pu ne pas voir sa souffrance", confie son père. "Il nous le montrait pas, quoi !"

En mai dernier, leur enfant s'est suicidé une dizaine de jours à peine après un autre collégien, Endy, qu'il connaissait. Le garçon, en 4e au collège Pierre-Gilles de Gennes à Petite-Forêt, avait assisté à son enterrement et "suffoquait tellement il avait mal" avaient confié les sœurs d'Endy. 
 

L'adolescent, qui avait très mal vécu la mort de son grand-père cinq ans plus tôt, n'était a priori pas harcelé à l'école. En revanche, ses parents pointent du doigt le harcèlement dont il aurait fait l'objet dans son club de danse, par l'une de ses professeures.

 

"Poussé à bout"


"En fait, on l'a su mais quand c'était l'extrême limite. À chaque fois, on lui disait : 'Mais c'est tout de suite qu'il faut le dire ! Il faut pas attendre !' Et à chaque fois il nous disait : 'Mais nan, elle va arrêter, elle va arrêter'" explique sa mère, qui dirige ce club à Anzin.
 
Anzin : quatre mois après le suicide de Yolan, ses parents veulent des réponses
Benjamin Millardet, beau-père de Yolan ; Céline Millardet, maman de Yolan ; Stéphane Dominguez, avocat des parents de Yolan - France 3 Nord-Pas-de-Calais - Reportage d'Ali Benbournane et Bertrand Théry. Montage de Marie-Elisabeth Masson.

La professeure, bénévole à l'époque et exclue en 2017 après des premières plaintes, aurait continué à exercer une violence psychologique sur le garçon.

"C'est plus qu'une faute grave, vous avez un professeur de danse qui a clairement outrepassé ses fonctions" estime l'avocat des parents, pour qui la professeure "est allée mépriser, humilier, filmer avec son téléphone portable sur la voie publique un jeune garçon pour le pousser à bout." La professeure, contactée par téléphone, réfute ces accusations.
 

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