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VIDÉO. À Lille ou Dunkerque, ils se sont réunis par centaines pour “dire non” à l'antisémitisme

Au-dessus, le rassemblement à Dunkerque. En dessous, le rassemblement à Lille. / © Flavien Bellouti / France 3 & Martine Aubry / Twitter
Au-dessus, le rassemblement à Dunkerque. En dessous, le rassemblement à Lille. / © Flavien Bellouti / France 3 & Martine Aubry / Twitter

De nombreux Nordistes ont répondu à l'appel de la mobilisation nationale.

Par Quentin Vasseur avec AFP

Plus d'un millier de personnes se sont rassemblées mardi soir à Lille pour "dire non" à l'antisémitisme. Parmi eux, plusieurs élus de la région comme la maire socialiste Martine Aubry, le président (ex-LR) des Hauts-de-France Xavier Bertrand. La sénatrice UDI du Nord Valérie Létard était également présente.

Prenant la parole face à la foule, le délégué régional de la Ligue des droits de l'homme Alain Vantroys a rendu hommage aux "victimes de l'antisémitisme", citant notamment "l'assassinat ignoble d'Ilan Halimi", jeune juif torturé à mort par le "gang des barbares" en 2006, la mémoire de Mireille Knoll, octogénaire tuée à Paris en 2018, ou encore celle des victimes de l'Hypercacher en 2015.

 

"S'opposer aux idéologies de division"

Face au "déversement régulier des propos anonymes sur les réseaux sociaux", alors que "les slogans d'extrême droite réapparaissent sur les murs" de nos villes et dans des manifestations, "nous demandons aux pouvoirs publics et aux citoyens de ne pas baisser la garde", de "mobiliser des moyens" et de "s'opposer aux idéologies de division", a-t-il dit.
 
Les images des rassemblements contre l'antisémitisme à Lille et Dunkerque

"On est heureux de se retrouver côte à côte", au delà des partis politiques, pour dénoncer "les actes ignobles, abjects, insupportables" observés ces derniers mois, à déclaré Mme Aubry devant des journalistes, déplorant "les insultes, les graffitis, les profanations".
 

"Il faut dire non, non, non à l'antisémitisme ! (...) Je me sens extrêmement malade que la France en soit là, car ça veut dire que notre pays va très mal", a-t-elle ajouté.
 

 

"Gilets jaunes contre l'antisémitisme"

Au milieu de la foule très calme, des drapeaux de La France insoumise, des jeunesses communistes, de la Ligue des droits de l'homme ou encore du Parti communiste étaient notamment visibles. 

"Gilets jaunes contre l'antisémitisme", clamait une pancarte, près d'une vingtaine de personnes vêtues de leur gilet. "On nous traite depuis des mois de racistes, de xénophobes, d'antisémites... Je suis venu rappeler que ce mouvement est non violent, pacifiste, démocratique, qu'on cherche à mettre en avant l'humain, pas à s'opposer les uns les autres" et "qu'il ne faut pas nous confondre avec quelques énergumènes !", a déclaré Fabrice, "gilet jaune" et enseignant de 59 ans.

"Le monde est beau, parce qu'il est varié, stop à toute forme de discriminations", "Nous pensons aussi aux noirs, aux maghrébins, aux SDF, aux réfugiés", pouvait-on lire sur d'autres pancartes.

"Ça m'inspire une sorte de dégoût"


À Dunkerque aussi, ils ont été nombreux à se rassembler : près de 250 personnes. "Il faut se lever et dire que l'antisémitisme c'est pas la France, c'est pas ma France" soulignait une Dunkerquoise, tandis qu'un autre mettait l'accent sur "un combat de tous les jours." "Ça m'inspire une sorte de dégoût, quelque part, vis-à-vis de tout ce qui sort" confie un autre. "Si je peux me permettre il y a de la connerie complètement là-dedans !" tonne un autre Nordiste
 
Dunkerque. Ils disent "Non" à l'antisémitisme : "Ça m'inspire une sorte de dégoût"

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