Brexit : nouvelles négociations, même climat de tension

Des militants anti-brexit, le 19 août, à Londres. / © MAXPPP
Des militants anti-brexit, le 19 août, à Londres. / © MAXPPP

Les priorités des deux parties continuent de diverger. 

Par Avec AFP

"Ce n'est pas le manque de temps qui nous empêche d'avancer, jusqu'ici, c'est le manque de substance" côté britannique. Au temps pour les Britanniques, peu ménagés par le haut responsable européen à l’origine de la formule.

Lundi, à Bruxelles s’ouvre pour quatre jours une nouvelle session de négociations dans un climat de défiance. D’un côté, des Britanniques impatients de discuter de futurs accords commerciaux avec l'UE. De l’autre, des Européens exigeant de se concentrer d'abord sur l'organisation du divorce.

3 questions essentielles


Les 27, qui ont choisit le Français Michel Barnier pour mener les négociations, ont fixé trois priorités : la facture que devra honorer le Royaume-Uni en quittant l'Union, le sort des citoyens européens sur le sol britannique et l'avenir de la frontière conflictuelle entre l'Irlande et l'Irlande du Nord.

Sur la question financière, les Britanniques "ont promis une présentation orale de leur analyse juridique" du règlement financier du Brexit, un dossier explosif, dans lequel Bruxelles a plusieurs fois déploré le silence de Londres.

Sur la question irlandaise, l’UE se préoccupe de la manière dont Londres traite la question. "Il est très important que le processus de paix ne devienne pas une monnaie d'échange", a insisté un autre responsable.

Et concernant les droits des expatriés après le Brexit, l'un des problèmes majeurs demeure le refus britannique de voir la Cour de justice de l'UE garantir directement ces droits pour les Européens sur le sol britannique.

Autant de questions à l’allure de blocages.

Un retard et un fossé


"Si vous regardez où nous en sommes et où nous devons être (...) il y a un très grand fossé", a déploré le même haut responsable auprès de l’AFP.

"Les deux parties doivent être souples et vouloir trouver des compromis", a répliqué une source gouvernementale britannique, estimant qu'"aucune des deux parties ne devrait traîner des pieds".

Londres estime en effet avoir "travaillé dur", a dit lundi le ministre du Brexit David Davis, rappelant que son gouvernement venait de publier une salve de documents sur sa position dans différents domaines liés au Brexit.

Mais du point de vue de Bruxelles, la plupart des textes publiés par Londres traitent de la "relation future" avec l'UE, que les Européens refusent d'aborder pour l'instant.

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