Enquête préliminaire pour soupçons d'emplois fictifs au FN dans l'ex-région Nord-Pas-de-Calais

Marine Le Pen et les élus Front National lors du vote du budget régional en 2015. / © MaxPPP
Marine Le Pen et les élus Front National lors du vote du budget régional en 2015. / © MaxPPP

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Lille portant sur des soupçons d'emplois fictifs au sein du groupe Front national du conseil régional Nord-Pas-de-Calais entre 2010 et 2015, a-t-on appris mardi de source proche de l'enquête.

Par YF avec AFP

"Une enquête préliminaire a été ouverte, sur des soupçons d'emplois fictifs au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais", a affirmé cette source, confirmant une information du Canard Enchainé à paraître mercredi. "Le groupe Front national", alors présidé par Marine Le Pen, et David Rachline, l'actuel directeur de campagne de la candidate à l'élection présidentielle, "font partie des soupçonnés", a ajouté cette source, précisant que l'enquête a été ouverte après une dénonciation anonyme au parquet de Paris.

"Les magistrats soupçonnent Marine Le Pen d'avoir préparé la campagne présidentielle de 2012 depuis le conseil régional, en utilisant les moyens humains et matériels de la collectivité", indique le Canard Enchaîné dans son édition à paraître ce mercredi. Selon l'hebdomadaire, les enquêteurs tentent de déterminer la réalité du travail accompli par certains collaborateurs, parmi lesquels David Rachline, actuel sénateur-maire FN de Fréjus. Il était à l'époque salarié par le groupe FN du Nord Pas-de-Calais, alors qu'il était dans le même temps conseiller régional en Provence-Alpes-Côte-d'Azur (PACA).

David Rachline lors de la campagne des municipales à Fréjus en 2014. / © MaxPPP
David Rachline lors de la campagne des municipales à Fréjus en 2014. / © MaxPPP

Au début des années 2010, M. Rachline était connu pour gérer l'activité numérique du parti frontiste, il a notamment été coordinateur de la campagne web de Marine Le Pen et secrétaire national à la communication numérique en 2011-2012.

"Une enquête visant expressément la candidate et le directeur de campagne, je crois que l'attaque politique est signée !", a réagi David Rachline ce mardi. Interrogé, Xavier Bertrand, président (LR) de la région Hauts-de-France (née de la fusion avec la Picardie en 2015), s'est refusé à tout commentaire. Pierre de Saintignon, vice-président à la région Nord-Pas-de-Calais avant 2016, a dit n'avoir "aucune information" sur ces soupçons d'emplois fictifs. "Je n'en ai jamais entendu parler", a-t-il dit à l'AFP.

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