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Mobilisation dans les prisons du Nord Pas-de-Calais après l'agression de deux surveillants à Condé-sur-Sarthe

Plusieurs surveillants de la prison de vendin-le-Vieil se mobilisent suite à l'agression de Condé-sur-Sarthe / © France 3 Nord-Pas-de-Calais
Plusieurs surveillants de la prison de vendin-le-Vieil se mobilisent suite à l'agression de Condé-sur-Sarthe / © France 3 Nord-Pas-de-Calais

Suite à l’attaque de deux surveillants pénitentiaires à Condé-sur-Sarthe par un détenu radicalisé, plusieurs actions symboliques ont lieu dans les prisons du Nord Pas-de-Calais.
 

Par Myriam Schelcher

Le personnel pénitentiaire a décidé de se mobiliser, un peu partout en France, au lendemain de l’agression de deux surveillants par un détenu radicalisé à la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l’Orne. Dans les Hauts-de-France, six prisons sont "bloquées", selon des modalités différentes en fonction des établissements (service minimum, accès restreint au personnel médical, parloirs et unités de vie familiale bloqués, prises de poste retardées...), selon Julien Martin, représentant régional FO.

Vendin-le-Vieil, Bapaume, Annoeullin, Douai ou Longuenesse… L’appel de plusieurs syndicats de surveillants au blocage a visiblement trouvé écho dans le Nord-Pas-de-Calais.

Devant la prison de Vendin-le-Vieil, près de Lens, une trentaine de surveillants ont entamé "un mouvement de débrayage, c’est-à-dire que les agents prennent leur service en retard" explique Grégory Strzempek, délégué UFAP de Vendin-le-Vieil.

Il assure que le mouvement devrait se durcir demain matin, avec un blocage filtrant permettant seulement aux surveillants de pénétrer dans la prison, et bloquant tout le personnel annexe, comme les cuisiniers, les formateurs etc. "Ça va tourner au ralenti."
 
Mobilisation des surveillants pénitentiaires dans le Nord et le Pas-de-Calais
 

Vendin-le-Vieil de nouveau mobilisé


En janvier 2018, un vaste mouvement de mobilisation avait démarré après l'agression par un détenu jihadiste de trois surveillants à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), prison la plus sécurisée de France avec celle de Condé-sur-Sarthe. L'agression avait déclenché un mouvement social de trois semaines dans les prisons françaises.

Ce conflit social, le plus important depuis un quart de siècle, avait pris fin après la signature par l'Ufap-Unsa, alors principal syndicat de surveillants de prison, d'un accord avec le ministère de la Justice. Mais aujourd’hui, les surveillants manifestent de nouveau et dénoncent cet accord.

Grégory Strzempek s’impatiente : "on a signé un protocole, mais quasiment rien n’est mis en œuvre depuis. À Vendin, on a été un peu plus gâté qu’ailleurs : on a eu des moyens physiques, de sécurisation du domaine… mais au niveau des fouilles, elles ne sont pas toujours systématiques." Il assure que le mouvement va s'amplifier dès demain, à partir de 6 heures.
 

La dernière agression sur un surveillant à Vendin-le-Vieil date du 28 février


Un surveillant de la prison de Vendin-le-Vieil a été agressé le 28 février dernier. Un détenu, au lourd profil psychologique, arrivé un an auparavant de la prison de Condé-sur-Sarthe, a tenté d'arracher l'oeil d'un surveillant à main nue.

Grégory Strzempek nous raconte la scène : "Comme chaque matin, nous vérifions l'état de santé de tous les détenus. Lorsque les surveillants ont ouvert la porte, tout allait bien. Mais lorsqu'ils ont voulu la refermer, le détenu a mis son pied pour la bloquer. Il avait placé du film plastique sur le sol. Le surveillant a chuté. Le détenu a alors levé la visière du casque pour tenter de lui arracher l'oeil à main nue. Il a finalement été maitrisé."

 

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