L'emblématique jambon-beurre reste moins cher à Lille qu'ailleurs en France

Publié le Mis à jour le
Écrit par AFP

Le traditionnel jambon-beurre, consommé plus d'un milliard de fois chaque année en France, a vu ses ventes baisser en 2016, face à une concurrence de plus en plus rude, mais reste le plus consommé des sandwichs. Lille fait partie des villes où il est le moins cher.

Pour la deuxième année consécutive, le jambon-beurre perd des parts de marché: avec 1,2 milliard d'unités vendues en 2016, il est en baisse de 2,9% par rapport à l'année 2015. "Le sandwich jambon-beurre est en baisse en volume cette année, non pas parce qu'il est moins bon mais parce qu'il est attaqué d'année en année par des alternatives telles que le bagel par exemple", rappelle à l'AFP Bernard Boutboul, directeur du cabinet Gira Conseil, qui publie chaque année ce bilan à l'occasion du salon "sandwich & snack show", qui se tiendra les 15 et 16 mars à Paris.



Mais, selon Bernard Boutboul, "le jambon-beurre reste le sandwich le plus consommé puisqu'il représente 51% des ventes, devant le sandwich

mixte et le crudités"
.

2,52 € à Lille, 3,48€ à Paris

Selon l'indice de Gira, le prix moyen du jambon-beurre est lui en hausse de 2,97%, à 2,93 euros. Le prix de ce sandwich est 1,4% plus élevé dans les grandes villes (+50.000 habitants). Le plus cher est vendu à Paris (3,48 euros), le moins cher à Rennes (2,48 euros), juste devant Lille (2,52 euros).

Par circuit de vente, il est plus cher dans les cafés, bars, brasseries, à 3,34 euros (+1,5%), et moins cher dans les supérettes à 2,30 euro (+21,1%), même si ces dernières connaissent toutefois la plus forte augmentation. Sur la même période, il s'est vendu 2,35 milliards de sandwichs (+3,98%), toutes gammes confondues, avec un prix unitaire moyen de 3,51 euros (+2,03%), représentant un marché de 8,25 milliards d'euros (+6,17%). 

Le cabinet Gira s'attarde également sur la vente au comptoir (VAC) qui regroupe toutes les formes de restauration rapide, de la restauration commerciale, à la restauration collective en passant par les grandes et moyennes surfaces.



"En 2016, elle représente 48,15 millions d'euros, soit une hausse de 2,21% en un an et de +145% en 12 ans", relate Bernard Boutboul. Selon lui, "la VAC continue sa mutation profonde, avec une croissance forte. En quinze ans, nous sommes passés du fast-food et de la malbouffe à 8 ou 9 euros,

pour arriver aujourd'hui à des produits faits-maison de grande qualité à 25 euros
", constate-t-il.



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