Au Touquet, la belle-fille d'Emmanuel Macron fait campagne sur la Côte d'Opale

Tiphaine Auziere, lors d'un meeting d'En Marche à Lyon en février 2017 aux côtés du maire lyonnais Gérard Collomb. / © Jean-Christophe Tardivon / MAXPPP
Tiphaine Auziere, lors d'un meeting d'En Marche à Lyon en février 2017 aux côtés du maire lyonnais Gérard Collomb. / © Jean-Christophe Tardivon / MAXPPP

C'est la campagne énergique d'une novice en politique. Tiphaine Auziere, belle-fille d'Emmanuel Macron et âgée de six ans de moins seulement que le candidat à la présidentielle, fait sa campagne sur la Côte d'Opale.

Par Avec AFP

Elle a le sourire vissé aux lèvres et ressemble comme deux gouttes d'eau à sa mère : au Touquet, dans le Pas-de-Calais, le moteur de la campagne d'Emmanuel Macron, c'est Tiphaine Auzière, fille de son épouse Brigitte et trentenaire, comme son beau-père. Sur Twitter, son compte En Marche Côte Opale fait campagne sur le littoral.


Tractage sur les marchés, réunions publiques de soutien au candidat d'En Marche!: à presque deux semaines du premier tour, la jeune femme se consacre pleinement à la campagne de son beau-père de 39 ans, à peine six ans de plus qu'elle, et l'un des favoris de la présidentielle.

Benjamine des trois enfants de Brigitte Macron, 63 ans, ancienne professeure de français d'Emmanuel Macron, qu'il a épousée en 2007, elle met à cet effet de côté son travail d'avocate pendant quelques semaines.

"Il m'a dit, 'si tu as envie de t'engager, vas-y'". Tiphaine Auzière est aussi soutenue par sa mère, qui l'a toutefois mise en garde: "Elle m'a dit 'quand même, soit prudente parce que c'est un monde un peu particulier, la politique'".

Ce matin sur le marché de la station balnéaire cossue du Touquet, où habite la jeune femme, on fête le premier anniversaire d'En Marche!. Une quinzaine de "marcheurs" propose des parts de gâteau. "Un moyen plus facile d'engager le dialogue", dit Tiphaine Auzière.

C'est quand même plus facile que de faire campagne pour un candidat noyé dans les affaires


Il n'est pas évident pourtant de faire la promotion de l'ancien ministre de François Hollande dans une ville bourgeoise acquise à la droite. Nicolas Sarkozy y avait remporté 78% des voix au second tour de la présidentielle de 2012.

"Vous croyez vraiment que j'ai une tête à voter Macron ?", demande une Touquettoise à la mise en plis impeccable, perles aux oreilles. Un peu plus tard, un retraité rendra aux militants un tract roulé en boule. D'autres sont plus réceptifs : "Macron, c'est un vent de fraîcheur!", lance un autre retraité.

Une famille recomposée


Tiphaine Auzière garde le sourire : "C'est quand même plus facile que de faire campagne pour un candidat noyé dans les affaires", estime cette mère de deux enfants, de trois ans et 18 mois, que le candidat centriste considère comme ses petits-enfants.

L'arrivée d'Emmanuel Macron dans la famille ? "Elle s'est très bien passée parce qu'il a toujours été très respectueux de tout le monde", répond-elle. Avant "d'épouser notre maman, il est venu voir si on était d'accord, et je pense que dans les familles recomposées, tout le monde n'a pas ce tact", dit-elle.

Tiphaine, dis-lui qu'il parle avec des mots trop compliqués.


C'est d'ailleurs au Touquet que le candidat doit voter le 23 avril, non loin de la maison de famille de son épouse.

Sur le marché, on interpelle Mme Auzière: "Tiphaine, dis-lui qu'il parle avec des mots trop compliqués". "Promis", réplique la jeune femme.

La campagne lui donne-t-elle envie de s'engager encore plus en politique ? "Certainement pas. Je m'occupe de ma famille, j'ai des enfants en bas âge, ils ont plus besoin de moi que les Français", répond-elle.

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