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Un enseignant de Boulogne-sur-mer jugé pour l'assassinat de sa femme et de son fils

La cour d'assises de Saint-Omer (archive). / © PHILIPPE HUGUEN / AFP
La cour d'assises de Saint-Omer (archive). / © PHILIPPE HUGUEN / AFP

Le procès d'un enseignant à Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais), accusé de l'assassinat à coups de couteau de sa femme et de son fils de six ans, s'est ouvert ce lundi devant la cour d'assises de Saint-Omer, qui tentera de faire la lumière sur la folie meurtrière qui s'était emparé de Laurent Delvart.

Par avec AFP


Au tout début du mois de septembre 2012, ce professeur d'économie au lycée Giraux-Sannier de Boulogne-sur-mer, alors âgé de 46 ans, avait, selon l'accusation, planté pas moins de 72 coups de couteau à son épouse Naouel, née El-Hani, professeur d'arabe au lycée Mariette, atteinte au thorax, à l'abdomen et au cou. Son fils Nassim avait reçu "au moins 17" coups de couteau selon les experts, qui avaient aussi relevé "quatre plaies compatibles avec des plaies de défense". Delvart, qui s'était procuré l'arme en ville, l'après-midi précédant le crime aurait ensuite tenté de mettre fin à ses jours en absorbant des médicaments.

Le double crime, découvert le 7 septembre après l'absence de l'enfant à l'école Notre-Dame, où il était scolarisé, avait eu pour théâtre le domicile familial, à Boulogne-sur-mer. La famille était localement connue et appréciée. Petites lunettes sur le nez, pull marron sur chemise blanche, syntaxe impeccable, Laurent Delvart a admis d'emblée sa responsabilité : "Je reconnais la matérialité des faits, mais je réfute totalement la préméditation", a-t-il dit. Le meurtrier présumé, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, ne s'est jamais vraiment expliqué sur l'acharnement qu'il avait mis à tuer sa femme et son fils.

En instance de divorce

Marié en 2003, le couple était en instance de divorce. "Je n'ai compris que plus tard que c'était un mariage d'intérêt pour qu'elle obtienne la nationalité française", a affirmé l'accusé à l'audience. L'enquête révélera que sa femme entretenait des liaisons avec d'autres hommes, entamées avant son mariage. Naouel "demandait la mise en place d'une garde médiatisée. Je ne l'ai pas supporté car c'est pour les pères alcooliques et violents. J'ai vu rouge. J'ai eu un coup de folie", a-t-il soutenu devant la cour. L'accusé est décrit par des supérieurs et des voisins comme "très présent pour son fils", contrairement à la mère.

A l'instruction, des experts ont conclu à "une altération du discernement" de l'accusé au moment des faits. Les parents, les frères et les soeurs de Naouel El-Hani se sont constitués parties civiles. Mais seules assistent au procès Wassim El-Hani, frère de Naouel, et Fatiha Soltani, soeur adoptive. Le verdict est attendu jeudi.

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