Migrants : le parlement prévoit une peine de prison contre les intrusions dans les zones portuaires

Le parlement a donné jeudi son feu vert à une peine de six mois de prison contre les auteurs d'intrusions dans les zones portuaires, le Sénat ayant approuvé après l'Assemblée nationale un amendement en ce sens à la proposition de loi sur  l'"économie bleue".

Des migrants s'introduisant dans le port de Calais, le 23 janvier 2016, en marge d'une manifestation.
Des migrants s'introduisant dans le port de Calais, le 23 janvier 2016, en marge d'une manifestation. © Taranis News / AFP
Cette proposition de loi entend accroître les bénéfices tirés par la France de l'activité maritime, tout en affichant le souci de l'environnement. Cet amendement avait été introduit par le rapporteur de l'Assemblée nationale, le député PS Arnaud Leroy, qui avait souligné, en les présentant, qu'"il se pose aujourd'hui un problème de coexistence entre la zone d'accès réservée portuaire et la zone d'accès réservée ferroviaire de Calais liée à la présence du tunnel sous la Manche". Seuls les sénateurs du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) s'y sont opposés. "Il ne faut pas que ces amendements donnent un droit à la chasse aux migrants", a souligné Evelyne Didier. Les écologistes ont aussi voté contre, mais ne sont pas intervenus en séance.

L'Assemblée avait durci les règles de sûreté portuaire et à bord des navires dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Ces mesures ont été approuvées au Sénat. L'examen du texte au Sénat doit s'achever jeudi soir. Il fera ensuite l'objet d'une commission mixte paritaire (7 députés, 7 sénateurs) chargée de trouver une version commune aux deux chambres.
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