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Jet mortel de projectiles sur l'autoroute: un des accusés formule des regrets

Ce vendredi s'est tenu le 2e jour du procès concernant le jet de projectiles qui avait tué une femme, en 2014. Il a été consacré, entre autres, à la personnalité des deux principaux accusés. L'un d'eux a exprimé des regrets. 
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L'un des jeunes hommes accusés d'avoir tué une automobiliste en lançant des sacs d'un pont au-dessus d'une autoroute a fait part de ses regrets sans endosser la responsabilité du jet mortel, vendredi au 2e jour de leur procès aux assises du Pas-de-Calais. "J'ai beaucoup de regrets et je pense à la dame qui a été tuée aujourd'hui. J'ai à coeur de m'engager dans une vie calme", a dit Julien V., 27 ans.

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Direct 2e jour procès Saint-Omer ©F3Nord


L'enjeu du procès, qui doit se tenir jusqu'à mercredi, est de déterminer l'auteur du jet mortel. Les deux principaux accusés reconnaissent avoir participé au "jeu" qui consistait à lancer des sacs de gravier de 10 kg sur l'A2 mais accusent l'autre d'être le responsable du jet qui a tué une passagère allemande d'un fourgon.

Deux des mis en causes, poursuivis pour homicide volontaire avec préméditation et de tentatives d'homicides volontaires avec préméditation, encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Le troisième protagoniste, non présent lors de la mort de la passagère, risque lui sept ans de réclusion pour mise en danger délibéré d'autrui avec préméditation.

Que s'est-il passé ?


Dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2014, Julien V., 27 ans, Valenty C. 20 ans et Mathieu B. 23 ans, qui avaient consommé alcool et produits stupéfiants,
avaient "par jeu" jeté sur l'A2 à hauteur d'Havrincourt des sacs de graviers et des projectiles depuis un pont. L'un de ces sacs avait fracassé le pare-brise d'un fourgon qui se dirigeait vers Bruxelles depuis Paris, tuant sur le coup sa passagère, Petra K., âgée d'une cinquantaine d'années.

Quelques minutes avant, un routier belge avait été également la cible des projectiles mais son conducteur était parvenu à stopper son véhicule sur la bande d'arrêt d'urgence.

Etude de personnalité


Cette deuxième journée était aussi consacrée à l'étude de personnalité des deux principaux accusés, qui ont été marqués par les divorces de leurs parents. Le père de Valenty C. a confié à la barre "que c'était la première fois" qu'il revoyait son fils depuis 12 ans.

L'autre temps fort de la journée a été le passage à la barre des chauffeurs belge et allemand, tous les deux parties civiles. "Je suis venu pour regarder en face les gens qui ont détruit une vie d'un seul coup", a déclaré l'Allemand Olej D.

Le chauffeur belge, Vincent C., qui a subi un choc traumatique et ne peut plus monter dans un camion, a lui fait part de sa "colère et de sa tristesse".
"Il y a beaucoup d'enfants de parents séparés qui ne brisent pas la vie d'une femme, qui ne jettent pas des sacs de cailloux sur les autoroutes", a-t-il dit.
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