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Dans un village du Pas-de-Calais, rififi autour d'une boutique de lingerie fine

La ville d'Ardres accueillera-t-elle d'ici la fin de semaine son premier magasin d'articles sexy ? Rien n'est moins sûr, car la mairie a décidé de prendre un arrêté interdisant l'ouverture du magasin. La gérante se défend de vouloir vendre des jouets pour adultes dans son commerce.
©@F3Nord
Nathalie voulait faire de l'ouverture de son commerce un événement. 10 000 flyers, autant de cartes de visite... De quoi faire connaître son enseigne au nom évocateur : 50 nuances de plaisir ! Sauf que. Tout ne s'est pas vraiment passé comme prévu... "On ne peut toujours pas les distribuer parce que l'ouverture du magasin est interdite. Les flyers vont partir à la poubelle..." se désole Nathalie Bécuwe, gérante du commerce. "C'est un coup dur. On ne s'attendait pas du tout à ça. On s'attendait à un plus bel accueil."

La gérante a investi 8000 € dans son affaire. Mais dans cette ville de 4000 habitants, tout le monde n'a pas vu d'un bon oeil l'arrivée de ce commerce... à quelques mètres seulement d'un établissement scolaire. "C'est près d'une école quand même... A mon avis c'est trop près d'une école", lance une habitante. "Si c'est une boutique de lingerie fine, il y en a d'autres sur Calais. C'est dommage qu'elle soit située près du collège, si c'est un sex-shop, là ça n'a pas sa place", ajoute un autre. 

Blocage de la mairie

Alerté par quelques habitants, la mairie a mené son enquête, notamment sur internet.  Et en se fondant sur ce qui est proposé par la boutique en ligne, un arrêté interdisant l'ouverture du commerce a été pris. "Il est dit que dans un périmètre de 100m à côté d'une école, c'est interdit par la loi. Ce n'est pas un choix que j'ai à faire. Je suis obligé de prendre cet arrêté", se défend Ludovic Loquet, maire LDVG d'Ardres.



Dans son magasin, la gérante se défend de vouloir proposer des articles à caractère pornographique. Pour elle, les éléments mis en vente sur internet ne seront pas les mêmes que ceux en boutique, réservée à la lingérie et aux robes. La polémique lui a en tout cas fait une certaine publicité. Elle entend ouvrir coûte que coûte samedi prochain

 

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