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Open d'Australie : le Nordiste Lucas Pouille profitera-t-il d'un “effet Mauresmo” ?

© AFP & MAXPPP
© AFP & MAXPPP

Depuis qu'il a remplacé son précédent entraîneur Emmanuel Planque par l'ancienne n°1 Amélie Mauresmo, le joueur de Loon-Plage n'a guère brillé. Et pourtant...

Par Q.V avec AFP

Symbole d'un tennis français en souffrance en 2018, le Nordiste Lucas Pouille, attendu comme l'héritier de la génération des Tsonga, Gasquet et consorts, s'en remet à Amélie Mauresmo pour trouver un nouveau souffle. Dès l'Open d'Australie ?
 

 

Aux portes du Top 30

L'année dernière, à 24 ans, Pouille est entré brièvement dans le top 10 – une semaine en mars – avant que sa progression ne s'enraye subitement. L'envie évanouie, la suite n'a été qu'un long chemin de croix, au point de finir au-delà du top 30.
 

Après s'être séparé en fin de saison de l'entraîneur qui a accompagné ses jeunes années sur le circuit, Emmanuel Planque, il a porté son choix sur Amélie Mauresmo pour reprendre sa marche en avant, conquis par "son expérience en tant que joueuse et entraîneur". Elle a abandonné le capitanat de l'équipe de France de Coupe Davis pour le guider, séduite par le discours emprunt de "beaucoup d'envie de mettre en place des choses assez ambitieuses" de son nouvel élève.

Avec Mauresmo, Pouille, désormais 30e mondial, s'est attaché les services de la joueuse au palmarès le plus prestigieux du tennis français moderne, forte de deux titres en Grand Chelem (Open d'Australie et Wimbledon en 2006), d'un Masters (2005) et d'une Fed Cup (2003), et la seule à avoir occupé le trône de n°1 mondiale (39 semaines entre 2004 et 2006). Celle aussi qui a entraîné le Britannique Andy Murray, membre du "Big Four", pendant près de deux ans, entre juin 2014 et mai 2016.
 

Mauvais démarrage en Australie

Le duo a entamé sa collaboration début décembre, à Paris, Dubaï, puis en Australie.

Pas de miracle du jour au lendemain: Pouille a perdu ses quatre premiers simples de l'année, trois à la Hopman Cup, compétition par équipes mixtes à Perth (contre Ebden, Zverev et Ferrer), avant de tomber au premier tour à Sydney, face au jeune Russe Andrey Rublev (6-2, 6-3).
 

"On bosse tous les jours, on sait que c'est un long chemin, on essaie de travailler dur, du mieux possible", a-t-il décrit à la sortie de l'entraînement dimanche.

 

Dix Français en lice

L'Open Australie sera l'occasion d'un premier point d'étape pour mesurer un éventuel "effet Mauresmo", sachant que Melbourne ne sourit pas au Nordiste: il n'y a jamais franchi le premier tour en cinq participations. Il débutera mardi face au Kazakh Mikhail Kukushkin (56e). Vaincra-t-il le signe indien cette année ?

Avec Pouille, dix Français sont engagés dans le tableau messieurs. L'un deux offrira-t-il au tennis tricolore masculin son premier quart de finale en Grand Chelem depuis deux ans, lui qui a connu en 2018 sa pire année depuis 1980 ?

Côté féminin, en tout cas, le début du tournoi n'a pas souri à l'autre joueuse Nordiste, la n°2 française Kristina Mladenovic (45e), éliminée d'emblée par la Croate Donna Vekic (29e).

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