Nouvelle campagne pour encourager au dépistage du cancer colorectal

© Claude Prigent PHOTOPQR - LE TELEGRAMME - Maxppp
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L'Institut national du cancer (INCa) a annoncé lundi le lancement d'une nouvelle campagne d'information pour "rappeler l'importance" du dépistage du cancer colorectal, qui cause plus de 17.500 décès chaque année en France.

Par AFP

"Vous trouverez bien 5 minutes pour le dépistage du 2e cancer le plus meurtrier ?", suggère l'affiche de la campagne de l'Institut national du cancer (INCa) qui sera diffusée dans la presse, tandis qu'une vidéo en ligne explique le fonctionnement du test de dépistage.

Ce dépistage est proposé dans toute la France depuis 2009


"Le cancer colorectal touche 43.000 personnes et est à l'origine de plus de 17.500 décès chaque année en France. Il s'agit du 2e cancer le plus meurtrier et du 3e cancer le plus fréquent. Pourtant, s'il est détecté tôt, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10", explique dans un communiqué l'INCa, organisme qui coordonne l'ensemble des acteurs français de la cancérologie. Le test de dépistage est recommandé tous les deux ans aux hommes et femmes âgés de 50 à 74 ans, qui sont invités par courrier à consulter leur médecin traitant pour réaliser un test de dépistage. Ce test, réalisé "en 5 minutes" à domicile, permet de détecter la présence de sang dans les selles, signe d'une possible lésion précancéreuse ou d'un cancer dans le colon ou le rectum. En cas de résultat positif (4% des cas), le patient se verra proposer une coloscopie, examen qui permet de déceler et de retirer de telles lésions ou tumeurs dont des polypes bénins ou précancéreux.

En région 3 structures de gestion sont chargées des programmes du dépistage organisé - (ADEMA 80, ADECASO, AISNE PREVENTIS).


Seules 29,8 %1 des personnes concernées ont réalisé le test en 2013-2014, avec de fortes disparités selon le sexe (31,5 % des femmes vs 27,9 % des hommes) et l’âge : le taux de participation augmente avec l’âge chez les hommes (23,8 % entre 55-59 ans à 36,1 % à 70-74 ans) comme chez les femmes (27,8 % entre 50-54 ans à 37,1 % entre 70-74 ans). La participation reste donc très inférieure aux recommandations européennes qui sont de 45 % de participation minimum. C’est aussi l’un des objectifs porté par le Plan cancer 2014-2019 qui indique par ailleurs que chaque personne pourra se voir proposer par son médecin traitant une modalité de suivi ou de dépistage adaptée à son niveau de risque. (source ARS)

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