Oise : les salariés de Storengy bloquent l’unique site de stockage de gaz de la région

Situé à Gournay-sur-Aronde, le site de stockage de gaz de Storengy alimente toute la région Hauts-de-France. / © France 3 Hauts-de-France
Situé à Gournay-sur-Aronde, le site de stockage de gaz de Storengy alimente toute la région Hauts-de-France. / © France 3 Hauts-de-France

Depuis le 21 janvier, les salariés de Storengy bloquent l’accès au site de stockage situé à Gournay-sur-Aronde, dans l’Oise. Ce site est le seul à alimenter en gaz la région Hauts-de-France.
 

Par MCP

« On maîtrise encore le piquet de grève, mais cela peut vite déraper si la direction n’apporte pas un dossier béton », reconnait Frédéric Ben, délégué syndical CGT chez Storengy. Depuis le lundi 21 janvier, les salariés bloquent le site de stockage de gaz, situé à Gournay-sur-Aronde, dans l’Oise. Ce site, unique dans les Hauts-de-France, alimente en gaz toute la région.

Sur 50 agents, environ 70% du personnel participe au mouvement oisien. Ce piquet de grève rejoint un mouvement national : sur les 10 sites Storengy éparpillés sur le territoire français, 9 sont actuellement bloqués par les salariés. Ces derniers dénoncent notamment la dégradation de leurs conditions de travail. « Ces dernières années, on constate une baisse des effectifs de 30% sur les sites et un appel grandissant à des sous-traitants, résume le délégué syndical. Nos agents se contentent de surveiller et de faire faire les tâches. De plus, nous sommes moins nombreux mais nous devons assurer le même nombre d’astreintes. Cela use les collègues ».

Les salariés demandent également une revalorisation de leur salaire, qui n’augmente pas aussi vite que l’inflation. « En 10 ans, nous constatons une baisse de salaire de l’ordre de 10% » assure Frédéric Ben.
 

Un risque de pénurie ?


Depuis le 21 janvier, les salariés empêchent les sous-traitants de pénétrer dans le site, qui alimente à lui seul toute la région. Mais la direction se veut rassurante : « Nous n’avons pas d’inquiétude sur l’approvisionnement. Le débit est stable ». Elle assure également avoir pris note des revendications des salariés : « Nous avons un échange quotidien avec le personnel gréviste. Nous ne sommes pas encore arrivés à un consensus, mais le dialogue se poursuit ».

Une nouvelle réunion entre les salariés et la direction est prévue ce lundi après-midi.

 

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