Cinq étudiants de Compiègne vont gravir le plus haut col de France à vélo avec Noan, 14 ans, atteint d'un handicap moteur

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Écrit par Romane Idres

Sportifs et solidaires, cinq étudiants de l'école de commerce de Compiègne ont pour projet d'accompagner Noan, 14 ans, atteint de difficultés motrices, dans l'ascension du col de l'Iseran en Savoie.

Se lancer à vélo jusqu'au sommet du plus haut col de France, c'est déjà une belle expérience pour un sportif aguerri, mais pour une personne en situation de handicap, c'est un défi presque fou. C'est pourtant ce que va vire Noan, 14 ans, atteint de difficultés motrices, grâce à cinq étudiants de l'école de commerce de Compiègne. 

Se surpasser pour l'autre

Un projet de fin d'études dans le cadre de leur master de management, dans lequel ils se sont lancés à fond. "On voulait tous faire un défi sportif, et dans le groupe, l'un des étudiants a un frère en situation de handicap. Pour lui, cette cause est très importante, et on est tous tombés d'accord, raconte Mathilde Dumoulin, l'une des organisatrices. Ces personnes se surpassent tous les jours, c'est aussi à nous de nous surpasser pour elles.

Ils accompagneront Noan tous les cinq jusqu'en haut du col de l'Iseran, en Savoie, le 25 juin. Et ceux qui voudraient participer à l'expérience peuvent tout à fait les rejoindre. "On a estimé la durée de l'ascension à 5 heures, mais notre but, ce n'est pas d'arriver le plus tôt possible, c'est de faire plaisir à Noan. S'il veut faire des pauses et que ça doit prendre plus de temps, on s'adaptera", précise la jeune femme. 

Plus de 2 000 euros de frais

Côté pratique, il reste encore quelques détails à régler. En partenariat avec l'Association des Paralysés de France (APF), ils doivent décider du matériel le plus adapté. "Il y a deux solutions : soit on sera en tandem, et il pédalera avec nous, soit ce sera un vélo adapté, sur lequel il pourra être assis, et nous pédalerons pour lui. On va faire des essais avec lui, et on choisira ce qu'il y a de plus confortable pour lui."

Pour louer ce matériel et payer les frais de voyage et d'hébergement, il a fallu lever des fonds. Grâce à une tombola, une cagnotte en ligne et une vente de muguet, ils ont récolté plus de 2 100 euros. "Ça devrait suffire à couvrir les frais, mais de toute façon, s'il reste de l'argent, on le reversera à l'APF sous forme dons", ajoute Mathilde.

Arrivés là haut, à 2 764 mètres d'altitude, deux cadeaux les attendent : un paysage époustouflant, et le sourire sur le visage de Noan.