Coronavirus - La ferme d'animation du Larris dans l'Oise dans une situation financière difficile

La ferme d'animation du Larris à Ponchon dans l'Oise accueille un paon et autres animaux. / © Ferme du Larris
La ferme d'animation du Larris à Ponchon dans l'Oise accueille un paon et autres animaux. / © Ferme du Larris

Fermée depuis le début du confinement le 14 mars, la ferme d'animation du Larris située à Ponchon dans l'Oise est dans une situation financière préoccupante. La structure tire en effet l'essentiel de ses revenus des visites et des partenariats.

Par Jennifer Alberts

Depuis 6 semaines, la ferme d'animation du Larris à Ponchon dans l'Oise ne vit plus qu'au rythme des naissances des lapereaux et de l'éclosion des poussins.
 

Plus aucun visiteur n'a mis les pieds dans cette structure pédagogique depuis le début du confinement. Et plus aucune recette n'est rentrée depuis dans les caisses de l'association qui la gère. 

Des annulations en cascade


Ouverte depuis avril 2018, la ferme pédagogique tire en effet l'essentiel de ses revenus des visites de groupes scolaires et des partenariats avec les structures d'accueil d'adultes et d'enfants porteurs de handicap. Elle travaille également avec les centres de loisirs, les centres sociaux et les services d'action éducative en milieu ouvert. "Tout a été annulé jusqu'à l'été, explique Alexandra Durand-Roger. Les anniversaires d'enfants et les visites familiales sont également suspendues." Sans compter l'incertitude quant à la pérennité des subventions qui lui sont allouées chaque année.

La situation financière de la ferme pédagogique est à ce jour difficile. Il n'y a plus aucune rentrée d'argent et des dépenses en alimentation des animaux, en traitements et en entretien des espaces continuent, elles, à courir. Au total, deux ânes, un poney, huit chèvres et moutons, deux cochons, une vingtaine de lapins et une quarantaine de volailles doivent être nourris et entretenus chaque jour par les bénévoles de l'association. Ce sont là les dépenses principales : "nous ne fonctionnons qu'avec des bénévoles et un service civique dont le contrat a été suspendu, précise Alexandra. Je devais devenir salariée de l'association le 1er avril. Fort heureusement, ça a été repoussé. Sinon ça autrait entraîné des coûts supplémentaires".

Dons de matériel et de nourriture


"En 2019, la ferme a accueilli 2000 personnes et était en plein essor, raconte Alexandra. La fête de la ferme prévue en fin juillet n'aura pas lieu cette année. C'est 200 à 300 personnes qui ne viendront pas". 

Pour le moment, la ferme d'animation du Larris tient le coup grâce aux dons de particuliers. Des dons de matériel - clapiers, biberons, gamelles pour les animaux, palettes - mais aussi alimentaires. "A cet effet, une poubelle de dons est installée à l'entrée de la ferme permettant de récupérer chaque jour la nourriture : fanes de carottes, radis, épluchures de carottes, pommes de terre, pommes, bananes, pain dur. Cela permet ainsi de réduire les coûts financiers liés à l'alimentation des animaux. Quelques dons financiers ont été également faits. Tout ceci permet à l'association de subsister et de garantir le bien-être des animaux accueillis à la ferme."
 

Et comme les mauvaises nouvelles n'arrivent jamais seules, la ferme a du faire face au décès de l'une de ses figures emblématiques : "nous avons perdu Léone, la paonne de la basse-cour, laissant le majestueux paon, Léon, seul."
 


"Les recettes 2019, la générosité et la solidarité des gens vont me permettre de tenir autant que nécessaire, conclut Alexandra. Ce projet est un projet personnel mais aussi familial. Je me dois de tout mettre en œuvre pour tenir et c'est ce que je ferais et je sais que la ferme d'animation tiendra."

 
 

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