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Gerberoy, victime de son succès

© Auberie Perreaut/Francetv
© Auberie Perreaut/Francetv

C'est l'un des villages les plus connus de Picardie, voire de France. Gerberoy voit passer chaque année des milliers de touristes. Mais derrière ce décor de carte postale, la petite bourgade de l'Oise compte de moins en moins d'habitants au profit d'une hausse de résidences secondaires.

Par Camille Di Crescenzo

Labellisé un des "Plus beaux villages de France", Gerberoy se situe aux confins de la Picardie et de la Normandie. Ce village fait de briques et de bois est aussi la capitale de la rose depuis le coup de coeur d'un peintre post-impressionniste ...Henri le Sidaner. 
Source d'inspiration, Gerberoy deviendra son lieu de résidence. Il crée les jardins à l'italienne, établis sur les ruines du château édifié au XIXe siècle puis fleurit peu à peu tout le village avec des glycines, des hortensias, des clématites et surtout des roses.
Il crée même une fête en l'honneur de la reine des fleurs.
 

La face cachée de la carte postale 


Mais aujourd'hui les habitants payent le prix de cette popularité. Car dans les rues, plus de 100 000 badauds venus de tous les horizons se croisent émerveillés. Des visiteurs qui ne font que passer. 
"Les habitants locaux, il n'y en a plus beaucoup, raconte une résidente, moi, je suis en résidence secondaire, je connais les gens mais enfin ...sans plus".

Plus d'une maison sur deux sont des résidences secondaires. Certains Gerboréens se plaignent de la disparition du lien social. "J'ai l'impression qu'il y a deux Gerberois. Il y a les anciens et les nouveaux. Il n'y a pas de mélange" regrette Jean-Michel Martinez, fils d'une habitante.

Un sentiment réfuté par le maire, le premier à gérer la ville sans y habiter à l'année. Pour Pierre Chavonnet, le principal objectif est de redynamiser le bourg vieillissant. "Moi j'ai des nouveaux voisins et je n'ai pas attendu qu'ils soient venus à ma rencontre pour aller faire leur rencontre. Je pense que quand on habite dans un endroit depuis longtemps, c'est plutôt aux personnes qui accueillent les autres de faire le premier pas".
 

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