Bezinghem : un troupeau de 150 vaches abattu après la détection de la tuberculose sur l'une d'elles

Photo d'illustration. / © LOU BENOIST / AFP
Photo d'illustration. / © LOU BENOIST / AFP

L'éleveur n'est pas en cause.

Par Quentin Vasseur

Un éleveur de Bezinghem (Pas-de-Calais), entre Montreuil et Boulogne-sur-Mer, a vu son troupeau entier de 144 vaches, dont 18 veaux abattu après la détection d'un cas de tuberculose chez l'une de ses bêtes, a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais, confirmant une information de La Voix du Nord

"C'est un foyer de tuberculose comme il arrive d'en trouver", regrette Vincent Fournier du Groupement de protection sanitaire du Pas-de-Calais. La tuberculose, "contre laquelle on lutte depuis 60 ans", refait régulièrement surface au sein du bétail sans que les éleveurs puissent y faire quoi que ce soit. Dans ces cas-là, la seule solution est d'abattre toutes les bêtes pour "éliminer directement à la base" la tuberculose.

"Par ailleurs les animaux d’autres cheptels évoluant dans les parcelles jouxtant celle de l’éleveur laitier vont être dépistés prochainement" précise la préfecture du Pas-de-Calais dans un communiqué. 

 

Prise en charge de l'État


Dans pareil cas, l'État prend en charge l'abattage du bétail, le nettoyage des infrastructures, et surtout le dédommagement de l'éleveur. Un soutien psychologique est généralement mis en place.

Une situation similaire s'était produite en décembre 2018, lorsqu'un éleveur de Leulinghen-Bernes avait perdu un troupeau de 250 vaches après la détection de la tuberculose sur l'une de ses bêtes.
 

"Les cas de tuberculose" chez les animaux "sont assez rares dans le Nord" précisait alors Jean-Pierre Nello, directeur de la Direction départementale de protection des populations (DDPP).
 

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