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Brexit : la fermeture des eaux britanniques aux pêcheurs européens n'est “pas possible”, selon Didier Guillaume

Didier Guillaume a rencontré les professionnels de la pêche à Boulogne-sur-Mer. / © Loïc Beunaiche / France 3
Didier Guillaume a rencontré les professionnels de la pêche à Boulogne-sur-Mer. / © Loïc Beunaiche / France 3

Le ministre de l'agriculture s'est voulu rassurant face à des fileyeurs inquiets du Brexit. Il s'est dit "confiant" et a redit la volonté du gouvernement d'éviter une sortie du Royaume-Uni sans accord.

Par M.D. avec AFP

Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, rencontrait les professionnels de la pêche, ce jeudi 21 mars, pour aborder la thématique du Brexit, sujet de toutes les inquiétudes sur le littoral français. Les fileyeurs boulonnais, "fortement dépendants" des riches eaux britanniques et "dans le brouillard" du Brexit, redoutent "une catastrophe".
 

Didier Guillaume a jugé, lors de son déplacement dans le Pas-de-Calais, qu'il n'était "pas possible" que "les eaux territoriales britanniques soient fermées aux pêches européennes" et à "la pêche française" après le Brexit. "Nous ne l'acceptons pas et jusqu'au bout nous voulons que cela ne se passe pas", a-t-il assuré.

Mareyage, transport, transformation des produits de la mer, conditionnement : pour le quartier industriel de Capécure et ses dizaines d'entrepôts, de l'autre côté du port, un Brexit dur serait très problématique. Employant "plus de 5 000 personnes", et "traitant près de 400 000 tonnes de marchandises par an, l'industrie halieutique dépend ici pour moitié du poisson transitant par l'Angleterre", nous expliquait Frédéric Cuvillier, maire PS de Boulogne-sur-mer.
 

"Personne ne comprendrait pourquoi, parce qu'il y a le Brexit, les Britanniques fermeraient leurs eaux territoriales (...) je ne perds pas le match tant que le match n'est pas terminé et aujourd'hui nous sommes peut-être en train de gagner ce match", a poursuivi le ministre.

Il "faut aboutir à un accord de l'Union européenne avec le Royaume-Uni (...) nous sommes confiants, nous sommes combatifs, parce que nous sommes résolument là pour défendre la pêche française et les pêcheurs français""Il faut que les bateaux européens et notamment les bateaux français qui vont pêcher dans les eaux territoriales continuent à le faire", a insisté le ministre.
 

Mais si les eaux britanniques devaient être fermées aux pêcheurs français, "nous utiliserons tous les moyens à disposition de l'État (...) pour faire en sorte qu'il y ait des compensations, nous ne laisserons aucun pêcheur en difficulté, nous ne laisserons aucune pêcherie fermée, nous ne laisserons personne partir à la dérive (...) à cause du Brexit", a-t-il affirmé sans donner plus de détails sur ces éventuelles mesures. Selon lui, cela "serait une conséquence dramatique pour les pêcheurs français, ils n'y sont pour rien et ils ne peuvent pas payer les pots cassés".

 

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