La ville de Grande-Synthe lance une enquête sur les perturbateurs endocriniens

Le communiqué de la ville de Grande-Synthe pour inciter sa population à prêter main forte à l'enquête. / © Mairie de Grande-Synthe
Le communiqué de la ville de Grande-Synthe pour inciter sa population à prêter main forte à l'enquête. / © Mairie de Grande-Synthe

Par France 3 Hauts-de-France

A partir du 11 septembre, les cheveux des habitants de Grande-Synthe vont être scrutés de près. La ville lance ce qu'elle présente comme "la plus grande enquête jamais réalisée" sur les perturbateurs endocriniens. 

Grande-Synthe vs Bisphénol

Bisphénol et compagnie 


Il s'agit de substances chimiques qui, comme leur nom l'indique, perturbent l'ensemble des organes et tissus qui sécrètent des hormones. Ils peuvent avoir un effet très néfaste sur l'organisme et sont notamment soupçonnés de favoriser certains cancers, des malformations, de l'obésité... 

Ils sont présents dans certains aliments, cosmétiques, mais aussi des produits ménagers ou des objets contenant du plastique. "Bisphénol", "Phtalate", ils sont souvent pour nous bien difficiles à repérer. 

Le but est donc de cibler ces substances et de cerner leurs effets exacts sur notre santé. "Cette étude va permettre de prouver qu'on est exposés à ces substances qu'on ne voit pas au quotidien, et de diminuer notre exposition" explique Elise Vanandruel, coordinatrice santé à l'espace santé du littoral. 

Grande-Synthe contre les lobbies 


Pour le maire Damien Carême, cette étude a vocation à servir d'exemple, et surtout de matériau pour relancer le début public.

"Le débat actuel au niveau de l’Union Européenne sur la définition, le périmètre et les conséquences des perturbateurs endocriniens n’est pas anodin du tout. Comme pour l’amiante, les particules fines du diesel, il a été choisi de donner raison aux lobbies industriels plutôt qu’à la protection de la santé des concitoyens. L’étude que nous lançons sera, à coup sûr, regardée et scrutée de près. Elle pourrait être décisive afin d’interdire enfin ces substances nocives, n’en déplaise aux lobbies !" explique l'élu dans un communiqué

La mairie, pour ce faire, souhaite réunir 400 participants de tous âges. Le test est on ne peut plus simple : il suffit de confier une mèche de cheveux de 3 centimètres à une maison de quartier ou à l'espace santé du littoral après s'être inscrit à un tirage au sort.  Les autorités l'assurent : la coupe sera discrète. 

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