À l'Assemblée nationale, “une blacklist de mecs avec qui il ne fallait pas trop prendre de risques”

Marine Tondelier, ancien collaboratrice parlementaire, sur France 2 dimanche soir. / © France 2
Marine Tondelier, ancien collaboratrice parlementaire, sur France 2 dimanche soir. / © France 2

Marine Tondelier, élue d'opposition à Hénin-Beaumont, a été collaboratrice parlementaire à l'Assemblée nationale. Elle a raconté dimanche sur France 2 qu'une liste de parlementaires avec lesquels il ne fallait pas prendre l'ascenseur circulait parmi les assistantes parlementaires.

Par M. F.

L'Assemblée nationale n'échappe vraisemblablement pas au harcèlement sexuel. 

À la suite de l'affaire Weinstein aux États-Unis, plusieurs témoignages relayés sur Twitter sous le hashtag #balancetonporc ont mis en cause le comportement de certains députés.

Dimanche soir, sur France 2, l'élue EELV d'Hénin-Beaumont Marine Tondelier est venue appuyer ces récits. La jeune femme a été l'assistante parlementaire de Cécile Duflot à l'Assemblée nationale. 

Dans l'émission "19h le dimanche", elle a raconté ce qu'il peut se passer au palais Bourbon.

Le témoignage de Marine Tondelier
"Il y a des noms de parlementaires qui circulaient entre collaboratrices, car on savait qu’il ne faillait pas prendre l’ascenseur avec eux" - France 2 - 19h Le Dimanche

"Il y a des noms de parlementaires qui circulaient entre collaboratrices, car on savait qu’il ne fallait pas prendre l’ascenseur avec eux", raconte-t-elle.

Il y avait un risque qu’ils vous collent une main aux fesses et qu’il y ait des histoires. Il y avait une blacklist des mecs avec qui il ne fallait pas trop prendre de risques.
 

"Tous les jours, vous avez des remarques sur votre tenue vestimentaire, le maquillage que vous portez, sur le fait que vous êtes bien sympathique", ajoute Marine Tondelier. "C’est répété tout le temps. C'est insistant, c’est lourd. Jamais une femme va faire cela avec son collaborateur homme."

"Il n’y a pas d’excuses à ce genre de comportements, surtout quand on écrit la loi", conclut-elle.
 

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